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Jeunesse

5e vague dans les écoles

Rentrée des lycéens : il nous faut des moyens pour étudier dans de bonnes conditions !

Alors que les jeunes sont particulièrement touchés par la 5e vague du Covid, Jean-Michel Blanquer et le gouvernement maintiennent les écoles ouvertes pour maintenir l’économie au détriment de la santé des lycéens et du personnel. Au-delà du report urgent de la rentrée, c’est des moyens qu’il faut pour pouvoir étudier dans de bonnes conditions.

vendredi 31 décembre 2021

Crédit photo : Damien MEYER/AFP 

« Protéger tous les élèves et les adultes et assurer l’éducation pour tous » : voilà le mot d’ordre hypocrite du gouvernement vis-à-vis de la situation sanitaire dans les collèges et lycées, qui a de quoi faire sourire quand le protocole appliqué depuis le 6 décembre est le maintien coûte que coûte de l’ouverture des classes sans réelles mesures de protection quitte à mettre en danger enseignants, élèves et leurs familles.

En effet ce sont près de 200 000 nouveaux cas de covid recensés en 24 heures, un record de contamination montrant que même les prévisions les plus alarmistes sont finalement en deçà de la réalité de la 5e vague. En réponse à cette situation terrible, Jean Castex annonce l’obligation du port de masque en extérieur, l’interdiction de manger et boire dans les transports en commun ou encore l’“obligation” du télétravail, pourtant inapplicable dans beaucoup de secteurs. Des mesures cosmétiques frisant parfois le ridicule et montrent seulement la volonté pour le gouvernement de ne pas toucher aux profits du patronat.

Dans les écoles et les lycées, le gouvernement entend maintenir les écoles ouvertes coûte que coûte. En effet, l’objectif de l’exécutif est de maintenir l’ouverture des écoles, garderie du MEDEF, pour que les parents des élèves puissent continuer à faire tourner l’économie, quitte à mettre en danger toutes les personnes que côtoient les élèves.

Alors que les professeurs tombent comme des mouches, Jean Michel Blanquer prévoit de contrer cette situation dramatique par une plus forte précarisation des enseignants en employant en CDD des remplaçants. De plus, Jean Michel Blanquer annonce la nécessité d’avoir « au moins deux tests négatifs » pour revenir en classe. Une mesure plus que floue sachant que les antigéniques et auto-tests sont moins fiables vis-à-vis du variant Omicron, qui entend détourner le débat de la mise en place de solutions réellement efficaces. Parmi elles, on retrouve la gratuité pour tous les élèves et enseignants des masques FFP2 qui représentent un coût démesuré pour les plus précaires, l’installation de systèmes d’aérations avec des filtres à air et des embauches d’enseignant pour diviser les effectifs d’élève par classe. Seules ces solutions seraient à même d’empêcher les salles de classes de devenir des incubateurs à cluster. En effet, bien que la volonté de syndicats lycéens et enseignants de déplacer la rentrée soit légitime, c’est seulement une mesure d’urgence et non une solution viable.

Les lycéens méritent mieux que la stratégie criminelle du gouvernement, ils méritent la mise en place de vraies mesures pour les protéger eux et leurs familles et leurs permettre d’avoir de réelles perspectives d’avenir après près de deux ans d’éducation sacrifiée au profit de l’économie. Mais cela ne s’obtiendra pas sans mobilisation : à l’instar des initiatives locales mises en place pour combler d’urgence le manque de moyens, c’est en s’organisant par en bas avec enseignants et lycéens qu’on pourra arracher les moyens nécessaires à la résolution de la pandémie.




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