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Répression antisyndicale

[Reporté] Pénicaud licencie des syndicalistes : exigeons la réintégration de Gaël Quirante

Scandaleusement licencié par Muriel Pénicaud en mars 2018 après plus de 10 ans d'acharnement de La Poste à son encontre, notre camarade Gaël Quirante est convoqué au tribunal administratif de Cergy ce jeudi 5 novembre pour tenter de faire invalider cette décision et obtenir sa réintégration [Edit 4/11 à 12h30 : audience reportée].

mardi 3 novembre

[Edit du 4/11 à 12h30 : l’audience au tribunal - donc la manifestation - est reportée à une date ultérieure au vu des conditions sanitaires. La mobilisation se poursuit néanmoins pour exiger la réintégration de Gaël Quirante.]

De nombreuses structures syndicales et politiques ont témoigné leur soutien à Gaël Quirante, secrétaire SUD Poste 92 et militant au NPA, scandaleusement licencié en mars 2018 suite à l’autorisation de l’ancienne ministre du travail Muriel Pénicaud. Tous exigent sa réintégration, alors qu’une procédure est en cours au tribunal administratif de Cergy.

Comme l’indique son comité de soutien, "le rapport de l’inspection du travail, et celui des services du Ministère de Travail dans le cadre de l’enquête préalable à la décision de Pénicaud concluent à une discrimination syndicale à l’encontre de Gaël. Voilà pourquoi il a une petite chance de gagner la réintégration, avec une décision qui pourrait tomber avant la fin de l’année. Il s’agirait d’une victoire qui aurait un écho bien au-delà de La Poste et du 92, même si elle serait provisoire car largement susceptible d’être remise en cause en appel. Elle serait aussi bien sûr importante pour la situation du camarade et de son syndicat".

Dans une motion adoptée lors de son congrès extraordinaire en octobre, l’Union Syndicale Solidaires dénonce une répression contre celles et ceux qui luttent "dans tous les secteurs professionnels et cela depuis plusieurs années". Elle ajoute que "tout en s’attaquant aux conditions et aux outils de travail, en remettant en cause les droits et protections des salarié.e.s, les gouvernants et le patronat n’ont eu de cesse de vouloir faire taire toute contestation. Dans tous les secteurs c’est le même management par la peur, à coups de conseils de discipline pouvant aller jusqu’au licenciement pour les contestatrices et contestataires mais aussi à travers des plaintes au pénal, cherchant à criminaliser davantage encore l’action collective".

En effet, de l’Education Nationale à La Poste, en passant par la SNCF, la RATP, dans la santé, le travail social et jusqu’à l’inspection du travail, les sanctions pleuvent à l’encontre des syndicalistes du service public, allant jusqu’à des révocations et licenciements dans le cas de Gaël Quirante, Eric Bezou (SNCF), Alex El Gamal (RATP), Boris (éducateur spécialisé), ou encore Manu de GRDF, simple sympathisante CGT. C’est ce que dénonçait le « Collectif interprofessionnel contre la répression au travail » à l’occasion d’un meeting le 16 septembre dernier à Paris. Depuis, la répression contre les têtes combatives ne s’est pas arrêtée, et ce en dépit de la crise économique et sanitaire sans précédent que nous traversons ; preuve s’il en fallait qu’il n’y a pas de temps à perdre pour le patronat et le gouvernement lorsqu’il s’agit de tenter de bâillonner toute contestation sociale. Les travailleurs en première ligne du Covid19, pour qui les raisons de se révolter sont nombreuses, sont d’ailleurs bien souvent en première ligne de la répression, comme le montrent les procédures disciplinaires dans le secteur du commerce, à l’encontre des 18 salariés de Monoprix assignés en justice le 26 novembre ou encore contre les grévistes de Biocoop. Face à ce rouleau compresseur patronal, la meilleure réponse est d’opposer une solidarité indéfectible du monde du travail, en montrant qu’unis il est possible d’instaurer un rapport de force à même de les faire reculer. Car dès que l’on touche à un seul de nos camarades, c’est l’ensemble de la classe ouvrière qui est visée. Et si nous laissons faire, c’est l’ensemble de la classe ouvrière qui paiera, avec la privatisation des services publics, des plans de licenciements massifs et une dégradation toujours plus grave de nos conditions de travail.

Nous nous joignons donc à l’appel à solidarité avec notre camarade Gaël Quirante ce jeudi 5 novembre à 9h devant le tribunal de Cergy (RER Cergy Préfecture), dans des conditions qui seront précisées d’ici là, au vu du confinement. Une déclaration de manifestation a en effet été déposée le 15 octobre et n’a pour l’heure pas été refusée, mais Solidaires 92 attend une autorisation écrite de la part de la préfecture de Police, qui joue la montre, comme justificatif de déplacement.

Solidarité avec Gaël Quirante : exigeons sa réintégration !




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