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Politique

12 septembre

Répression. 128 interpellations à Paris avant le début de manif, les premières lacrymo’ lancées

C'est une information qui donne le ton répressif de cette journée du 12 septembre. Avant même que les différents cortèges Gilets jaunes ne démarrent à Paris, la préfecture a déjà annoncée 128 interpellations. Les premières lacrymogènes pleuvent sur les manifestants.

samedi 12 septembre

C’est sur twitter que la préfecture de police a donné l’information. A 12h, avant même que les différents cortèges parisiens de Gilets jaunes ne s’élancent et alors que les rassemblements se déroulés dans le calme, 128 interpellations ont été effectuées.

En soi, il n’y a rien d’étonnant à cette forte répression, tant Didier Lallement, préfet de police de Paris, avait donné le ton ces derniers jours, en interdisant les manifestations dans certains secteurs de la capitale. Dans la matinée, les images impressionnante du dispositif policier à Paris était également un message répressif fort envoyé par l’Etat.

Dans ce contexte, Jérôme Rodrigues a rappellé, dans une interview au Média, le fait que la lutte des Gilets jaunes n’avait pas fait de pause, expliquant que « la colère est là, dans les foyers, à la machine à café... faut plus avoir peur des Gilets Jaunes aujourd’hui mais de ceux qui vont rentrer sur le marché de la misère », précisant que « le ventre vide, le frigo vide, c’est le virus qui ronge depuis des années ».

A peine démarré, la manifestation parisienne est déjà largement réprimé, à grand coup de gazs lacrymogènes. A Wagram, le cortège a ainsi été repoussé par la police. Une réponse classique à la contestation sociale par le gouvernement, alors que ce 12 septembre des Gilets jaunes appele à un « retour aux fondamentaux », contre la gestion catastrophique de la crise sanitaire et contre la paupérisation et les milliers de licenciements qui découlent de la crise économique en cours.




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