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Répression. 6 personnes traduites en justice pour avoir manifesté en soutien avec les Palestiniens

Malgré les tentatives d’intimidation de Darmanin, des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Paris samedi dernier pour montrer leur solidarité avec la Palestine. À la suite de la manifestation et à la répression de la police, six manifestants font maintenant face à des conséquences juridiques.

lundi 17 mai

Crédits photo : FIORA GARENZI / HANS LUCAS / AFP

Les attaques actuelles à Gaza font suite à l’expulsion de familles locales du quartier palestinien de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est. Ce nouveau couronnement de la pratique coloniale s’est heurté à l’opposition du peuple palestinien et à la solidarité internationale, des manifestations en soutien aux Palestiniens ayant eu lieu dans le monde entier. En France, des milliers de personnes ont participé à des rassemblements dans plusieurs villes, et ce malgré l’interdiction de certaines manifestations.

Après la manifestation à Paris, certains des manifestants sont aujourd’hui traduits en justice. Les manifestants avaient été arrêtés samedi pour participation à un groupe violent, participation à un rassemblement sur convocation, violence à l’encontre des forces de l’ordre ou pour insulte. Au total, six personnes sur 45 ont été arrêtées par la police et six d’entre elles ont été traduites en justice, principalement pour des violences. Pour cinq des personnes détenues, le procès s’est poursuivi dimanche soir, tandis que pour 34 personnes, l’enquête a été clôturée à la suite d’un rappel à la loi ou d’infractions jugées insuffisantes. Trois des six manifestants inculpés ont été traduits en justice lundi et deux autres ont accepté un procès et plaidé coupable. Le sixième a « bénéficié » d’une procédure qui a considéré ses infractions comme mineures.

Sur mandat du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, l’interdiction de manifester a été décrétée par le préfet de police Didier Lallement et confirmée par la juridiction administrative. Entre 2500 et 3500 personnes s’étaient alors rassemblées dans le quartier de Barbès pour rejoindre le mouvement de solidarité pour la Palestine. 4200 policiers et gendarmes ont été mobilisés pour couper le cortège et disperser les groupes de manifestants. Le gouvernement avait également bloqué à l’avance de nombreuses gares de la ville et des voies d’accès aux trains pour contrer la mobilisation des habitants des banlieues. Pendant la manifestation elle- même, de violents affrontements ont éclaté entre les manifestants et la police. Cette dernière a utilisé des canons à eau et des gaz lacrymogènes pour empêcher la formation d’on cortège. Il y a eu aussi des attaques contre des journalistes dans le cadre de l’offensive de l’État. Le journaliste Rémy Busine a ainsi été poussé de force contre un mur et son téléphone a été endommagé lorsqu’il a été repéré par la police alors qu’il la filmait.

L’interdiction de la manifestation, les mesures prises pour l’empêcher, la répression massive et la surveillance juridique ainsi les sanctions à l’égard des participants montrent que l’hostilité à l’égard de la résistance palestinienne montrent bien la complicité de l’Etat français avec la politique colonialiste et raciste de l’Etat d’Israël envers le peuple palestinien. Soutenons-nous la résistance du peuple palestinien à l’occupation ! En France, luttons contre la complicité du gouvernement et les grands groupes qui couvrent le régime israélien !




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