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Répression. À Paris, la préfecture déploie 3200 policiers pour la fête de la musique

La Préfecture de Paris a déployé 3200 policiers pour la fête de la musique. Alors que le nouveau quinquennat s'est ouvert par de multiples violences policières, la répression se poursuit, même dans les moments festifs.

mardi 21 juin

Crédits photo : LUDOVIC MARIN / AFP

Pour la fête de la musique 2022, la préfecture de police a annoncé dans un communiqué la mise en place d’« un dispositif de sécurisation générale et de lutte contre la délinquance ». Une possible répression est à redouter en vue du dispositif important mis en place, et particulièrement au regard du déroulement des fêtes de la musique de ces dernières années.

En effet, en 2019, à Nantes, les forces de répression avaient chargé la foule, usant de gaz lacrymogène et de grenades de désencerclement, déclenchant un mouvement de foule au bord de la Loire. Quinze personnes étaient alors tombées à l’eau, dont Steve, un jeune homme de 24 ans, désormais visage de ces violence, qui en est mort.

Un an après, en pleine mobilisation contre le racisme et les violences policières, la police s’était adonnée à une répression importante. Dès 21h30, des évacuations près du canal Saint Martin notamment s’étaient transformées en pluie de coups de matraques sur des hommes et des femmes.

Le 21 juin 2021, rebelote, après deux ans de pandémie, alors que de nombreuses personnes profitaient de la fin du couvre-feu, de multiples tirs de lacrymo avaient été tirés dans la soirée. À Nantes, les personnes réunies avaient été empêchées, à coup de grenades de désencerclement, de se réunir afin de rendre hommage à Steve.

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Cette politique de répression systématique lors de rassemblement festif s’est également tristement illustrée lors de la finale de la ligue des champions, où après une organisation catastrophique de l’arrivée des supporters, ils ont été réprimés, adultes comme enfants, à coup de gaz lacrymogènes déclenchant un chaos. Ce déchaînement de violence de la part de la police a par ailleurs été relaté par de nombreux journalistes étrangers, contredisant l’argumentaire du gouvernement qui tentait de se dédouaner.

Pour son nouveau mandat, ouvert par la mort de deux personnes entre les mains de la police, le gouvernement d’Emmanuel Macron prouve sa volonté de continuer sur sa lignée répressive en déployant 3200 policiers à Paris pour la fête de la musique. Nous dénonçons les violences policières d’hier et celles à prévoir, qui se déchaînent sur les jeunes qui veulent simplement faire la fête mais également au quotidien dans les quartiers populaires.



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