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Écologie

Pays-Bas

Répression. Deux militants écologistes condamnés à de la prison ferme pour s’être collés à un tableau

Aux Pays-Bas, deux militants de l’organisation « Just Stop Oil » ont été condamnés à un mois de prison ferme pour s’être collés à la vitre du tableau « La Jeune Fille à la Perle ». Une condamnation qui vient s'ajouter à la répression de nombreux militant·e·s écolos.

jeudi 3 novembre

Ces dernières semaines, les actions des militants de l’organisation écologiste « Just Stop Oil » en défense de l’action climatique, ont marqué l’actualité. Jeté de soupe sur la vitre du tableau les « Tournesols » de Van Gogh à la National Gallery de Londres, spray de peinture orange sur la banque d’Angleterre, ces actions entendent interpeller les gouvernements sur leur inaction climatique.

Aux Pays-bas, la semaine dernière, trois militants du mouvement « Just Stop Oil » ont mené une nouvelle action en se collant la main et la tête sur la vitre protégeant le tableau « La Jeune Fille à la Perle » de Johannes Vermeer, pour dénoncer le manque de considération face à l’écocide. « Comment vous sentez-vous quand vous voyez une belle chose, à la valeur inestimables être détruite ? », expliquait notamment pendant l’action l’un des militants, main collée sur la vitre de protection du tableau.

Une métaphore de la destruction de la planète et du vivant en cours suite à laquelle « aucun dommage » n’a été constaté sur l’œuvre d’après des experts.

Pourtant, suite à cette action, deux militants ont été condamnés ce mercredi à un mois de prison ferme par le tribunal de La Haye. Selon Le Monde, un juge aurait expliqué : « n’importe qui peut imaginer la fragilité d’un tel tableau et le fait qu’il aurait pu être perdu si ça avait mal tourné. »

Une condamnation qui n’est pas sans rappeler la récente mise en détention provisoire jusqu’au 4 novembre de 16 scientifiques en Allemagne pour avoir mené une action écologiste dans un showroom de BMW. Elle fait écho également à l’arsenal répressif mis en place ce week-end à Sainte Soline contre les militants anti-bassines.

Il est clair que les États cherchent à faire de ces militants des exemples pour mettre fin aux actions de désobéissance face à la catastrophe écologique. Face à ces tentatives d’intimidation insupportables, le mouvement ouvrier et l’ensemble des organisations de la gauche et du mouvement social doivent se solidariser avec les militants écologistes. Un front qui doit servir à nouer des liens essentiels pour la construction d’une stratégie à même de combattre la catastrophe écologique.

Solidarité avec l’ensemble des activistes écologistes enfermés, libération immédiate !



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