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Notre classe

La police assassine, pas nos slogans !

Répression : Olivier, enseignant et militant syndical, condamné à 6 mois avec sursis pour des slogans

Enseignant d’histoire-géographie à Nice, militant syndical reconnu au SNES-FSU, Olivier Sillam vient d’être jugé et condamné à 6 mois avec sursis pour avoir chanté lors d’une manifestation des slogans contre les violences policières. C’est inacceptable. Nous dénonçons cette répression syndicale et nous lui apportons notre soutien.

mercredi 9 septembre

Crédits : Valentin Weasley

Le 9 mai 2019, Olivier est violemment interpellé à l’issue d’une manifestation pour la défense du service public. Poursuivit pour « outrage, violence et rébellion » Olivier avait simplement chanté des slogans contre les violences policières dénonçant la présence du syndicat de policiers d’extrême-droite Alliance dans la manifestation, deux mois seulement après les graves blessures infligées à Geneviève Legay (porte-parole d’ATTAC) suite à une charge policière violente.

Deux étudiants Alec, Dany ainsi que Delphine, une collègue venue à son secours sont embarqués dans la foulée, placés également en garde à vue, également jugés et condamnés à 2 mois avec sursis.

Chacun devra également verser à chacun des policiers qui a porté plainte 400 euros de dommages et intérêts.

Lorsque l’un de nos camarades est attaqué, c’est l’ensemble du mouvement militant qui est menacé !

Olivier, Alec, Dany et Delphine sont victimes d’un véritable acharnement avec une volonté évidente de la part des autorités de leur nuire.

Alors que ce gouvernement mène une politique injuste au service des plus riches, il est évident que ce jugement s’inscrit dans un contexte d’offensive contre les libertés : la liberté d’expression, la liberté de manifester, les libertés syndicales et de contestation de sa politique libérale et répressive.

Les arrestations arbitraires, les mutilations, les ordres donnés aux forces de l’ordre de s’attaquer aux cortèges syndicaux ne feront pas taire toutes celles et ceux qui résistent à ces politiques destructrices au service du patronat, à celles et ceux qui dénoncent les violences policières et qui militent pour un avenir émancipé.




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