^

Politique

Par 3°, à 7h30

Répression à Calais : Un camp de près de 350 migrants démantelé

331 personnes embarquées dans 9 bus dont on ignore la destination, 43 interpellations de personnes en « situation irrégulière », par 3° à 7h30 du matin : voilà ce que l’état français fait encore une fois des réfugiés pour qui la migration est une question de survie.

mercredi 4 décembre

Crédits photo : JOHAN BEN AZZOUZ

Depuis des semaines le bois de Hedde, à quelques encablures seulement de l’ancienne « jungle de calais » était occupé par des campements sauvages de migrants en quête désespérée de meilleures conditions de vie. C’est « En l’absence de toute autorisation des propriétaires » que la préfecture justifie donc la destruction des maigres conditions de survie dans lesquelles étaient ces exilés qui, comble du dénigrement de l’humanité des migrant « occasionnaient de sérieux problèmes de sécurité, de salubrité et de tranquillité », selon son communiqué !

La sonnette d’alarme tirée maintes et maintes fois

Un déploiement de forces qui n’étonne plus : une quinzaine de bus, un grand nombre de CRS comme d’unité de gendarmes mobiles… Dans l’un des pays champions de la répression ! Répression des manifestants, répression dans les quartiers, mais aussi répression des migrants quand l’état français ne les laisse pas mourir dans la méditerranée ! Des exilés qui espéraient échapper à l’enfer de leur pays d’origine pour être maltraité ici. En effet, en juin dernier paraissait un rapport de plusieurs ONG tel que Human Rights Observers, dénonçant ce type d’action ultra-répressive d’évacuation des camps comme étant « des atteintes aux droits fondamentaux des personnes exilées notamment à leur droit à un abri et un logement décent et leur droit de ne pas subir des traitements inhumains et dégradants ».

En effet, d’une part, il est indécent que dans la 7e puissance mondiale on laisse vivre et mourir des personnes qui fuient leur pays d’origine sans aucun aménagement permettant de leur proposer des solutions viables dans des conditions de vie digne. Laissés pour compte, ils ne représentent apparemment que de « sérieux problèmes de sécurité, de salubrité et de tranquillité » pour l’état et ses préfectures. Mais d’autre part, de telles évacuations ne s’effectuent jamais « dans le calme », comme le dénoncent les migrants et bénévoles qui subissent des propos « clairement à l’encontre des principes déontologiques des forces de l’ordre » lors des délogements quotidiens durant lesquels des arrestations arbitraires ont lieu, jamais sans quelques résistances comme ce qu’ont pu constater les quelques témoins de l’évacuation de ce matin, tenus à l’écart par les forces de l’ordre.

Une volonté politique claire

Après les offensives islamophobe, les annonces du gouvernement qui veut [trier les migrants en imposant des quotas-https://www.revolutionpermanente.fr/Immigration-Macron-veut-selectionner-les-bons-migrants-pour-mieux-attaquer-les-autres], restreindre leur droits à la santé et démantèle leurs installations précaires comme celle de porte de la Chapelle à Paris ordonnée au début du mois de novembre, personne n’est dupe quant à la stratégie de l’exécutif. Macron ratisse toujours plus large tentant de rallier l’électorat de droite et d’extrême droite en vue des municipales et pour renforcer une base sociale toujours très faible à l’approche de la grève qui s’annonce historique du 5 décembre.

Pour dire stop à ces pratiques inhumaines de délogement, de violences et de mépris nauséabond de la part du gouvernement, la solution est de tous ensemble, le faire sauter ! Gilets jaunes, gilets oranges et Gilets noirs avec la SNCF et la RATP contre cette violence imposé par un système capitaliste basé sur l’exploitation et l’oppression d’une poignée sur l’immense reste de la population et en particulier sur les personnes les plus vulnérables que sont les exilés !




Mots-clés

Migrants   /    Calais   /    Répression   /    Politique