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Politique

La mobilisation paye !

Répression à la RATP. Une sanction allégée pour Hani grâce à la mobilisation

Aujourd'hui le verdict est tombé : Hani machiniste à la RATP, syndicaliste et gréviste est sanctionné de 15 jours de mise à pied. Une sanction inacceptable mais moins lourde que celle qui avait été demandée par la direction à l'origine, après l'envahissement du du conseil de discipline par les grévistes et les soutiens. Une victoire qui revient à la mobilisation et la solidarité exprimées par les collègues grévistes de la RATP, de la SNCF, les enseignants et tous les soutiens.

mercredi 15 janvier

Crédit photo : O Phil des Contrastes

Ce mardi Hani machiniste et syndicaliste au dépôt de bus Belliard passait en conseil disciplinaire pour "blocage de bus" et "outrage envers un directeur". Son conseil de discipline devait à l’origine se tenir la semaine dernière et avait été reporté en raison de l’absence des élus du personnel SUD Rail et CGT qui, ayant le statut de gréviste, avaient fait le choix de ne pas siéger.

Sept jours plus tard, c’est un deuxième rassemblement pour venir soutenir Hani lors de son passage en conseil de discipline qui a été appelé. Un rassemblement qui a réuni autant de soutiens, plusieurs centaines, que le premier. Avant que le conseil ne se tienne, Hani et d’autres grévistes, syndicalistes, étudiants, ont pris la parole pour rappeler le caractère révoltant et inadmissible de cette procédure disciplinaire ainsi que de toutes les autres qui menacent les militants syndicaux, les grévistes tout comme la répression policière et judiciaire. Parce que cette répression a tout à voir avec la grève d’ampleur qui paralyse la France depuis plus d’un mois. Les procédures disciplinaires, les sanctions, la répression policière sont toujours au rendez-vous à chaque fois qu’il y a un mouvement de grève, pour terroriser, faire taire, ceux qui ont osé contester le système.

Hani fait partie de ces salariés, militants syndicaux qui défendent leurs collègues, refusent la régression sociale et n’ont pas peur de se faire réprimer. Un engagement militant au quotidien, doublé d’une implication dans la construction de la grève reconductible depuis le 5 décembre, qui lui vaut d’être entouré, soutenu, par nombre de ses collègues de son dépôt, de la RATP mais aussi de ceux qui font grève ou se mobilisent depuis le début et se solidarisent de ceux avec qui ils luttent depuis un mois.

Le rassemblement s’est transformé ensuite en envahissement du conseil de discipline par les grévistes et les soutiens refusant de laisser Hani et les délégués seuls face à la direction.

Une solidarité et une mobilisation pour Hani qui a permis d’alléger la sanction prévue initialement et qui préconisait un voire deux mois de mise à pied. C’est ainsi qu’aujourd’hui nous avons appris qu’il est sanctionné de 15 jours de mise à pied. Une sanction lourde mais moins que celle qui était prévue à l’origine.

Des grévistes et soutiens ont d’ors et déjà annoncé quand cas de mise à pied ils participeraient à constituer une caisse de grève pour compenser la perte du salaire.

Cela démontre que la solidarité et la mobilisation permettent de faire pression et de défendre les salariés face à la répression patronale ainsi que policière et judiciaire.




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