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Société

Des logements, il y en a...

Répression anti-pauvre : une habitante accueille un SDF dans son jardin, la police l’expulse

A Toulouse, alors qu’il occupait le jardin d’une maison avec l’autorisation de la propriétaire, un homme sans domicile fixe s’est fait expulser par la police. Une situation ahurissante, illustrant l'acharnement policier contre les plus pauvres qui continue en pleine crise sanitaire.

mercredi 23 décembre 2020

Crédits photo : Radio France - Olivier Lebrun

Révélé dans La Dépêche, l’expulsion s’est déroulée le 9 décembre dernier : suite à l’appel d’un voisin, un homme sans domicile fixe a été délogé par la police municipale, alors que celui-ci était hébergé de façon volontaire par Marie-Françoise, la propriétaire des lieux.

Cette dernière avait fait la connaissance de cet homme, sans domicile auparavant, et avait décidé de l’aider en l’hébergeant au domicile de ses parents, inhabité depuis leurs décès. L’expulsion ayant eu lieu sans son autorisation et en son absence, elle s’est dit choquée et reste sans nouvelles de l’homme depuis l’évènement.

Dans un contexte de crise sanitaire, les personnes sans logement subissent une double peine d’un point de vue sanitaire : sans domicile, ils sont les plus exposés au virus, et sont encore plus sujets à risque d’aggravations des symptômes du fait du mode de vie qu’ils subissent. De plus, la crise économique sans précédent et le chômage de masse participent à empêcher toute perspective pour trouver un emploi et un logement dignes.

De son côté, le gouvernement continue d’envoyer sa police pour réprimer les plus précaires, à l’instar des migrants et sans-papiers, qui se sont mobilisés ces derniers mois et ont subi une répression féroce, lors de l’évacuation policière violente de la place de la République à Paris. Une population en situation de mal-logement et de paupérisation grandissante qui ne peut qu’augmenter avec la crise économique, alors qu’on estime a 10 millions le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté dans le pays.

Face au gouvernement qui n’a que la matraque pour répondre à la pauvreté qu’il engendre, il est urgent d’exiger la réquisition de tous les logements vides, le relogement immédiat pour toutes les personnes qui en ont besoin, mais aussi le partage du temps de travail sans baisse de salaire entre toutes et tous.




Mots-clés

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