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#StopLoiSécuritéGlobale

Répression contre les journalistes : rassemblement à Paris à 15h en soutien à une reporter interpelée

Plusieurs journalistes ont été victimes de violences policières hier soir à Paris lors du rassemblement contre la loi Sécurité Globale. La journaliste Hannah Nelson a été placée en garde à vue. Soyons nombreux à 15h devant le commissariat du Xème arrondissement pour exiger sa libération.

mercredi 18 novembre

Ce mardi les rassemblements contre la Loi Sécurité Globale ont rassemblé plusieurs milliers de personnes dans toute la France. A Paris, Place Edouard Herriot derrière l’Assemblée Nationale, près de 10.000 personnes étaient présentes à l’appel de la Ligue des Droits de l’Homme et des organisations et syndicats de journalistes, pour dénoncer cette attaque historique qui tend à généraliser la surveillance policière et s’en prend aux droits de la presse.

En effet, la loi présenté depuis hier aux parlementaires prévoit, entre autre, de censurer la diffusion d’image de violences policières sur les réseaux sociaux, afin de renforcer davantage l’impunité policière. Des dispositions qui sont même dénoncés par un rapport de l’ONU comme présentant "des atteintes importantes aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales".

Comble de l’histoire, les journalistes présents mardi soir pour couvir le rassemblement parisien ont été victimes d’intimidation et de violences de la part des policiers, à l’instar de Clément Lanot, Nnoman Cadoret, Rémy Buisine, Taha Bouhafs, Simon Louvet, ou encore Ulysse Logéat, tandis que Hannah Nelson, journaliste pour le média indépendant Taranis News, a carrément été menotté et interpelée sous l’oeil des caméras, avant d’être placée en garde à vue au commissariat du Xème arrondissement de Paris.

Alors que la loi Sécurité Globale n’a pas encore été votée, le gouvernement intimide d’ores et déjà les journalistes afin d’empêcher la diffusion des images de violences policières envers les manifestants. Ainsi, les forces de police ont intimé aux journalistes présents de quitter les lieux du rassemblement en les menaçant de les interpeler. Une méthode inscrite dans le "nouveau schéma du maintien de l’ordre" décrété par Gérald Darmanin en septembre dernier, qui vise notamment à permettre aux policiers de réprimer les manifestants loin des caméras.

Si la loi n’a pas encore été adoptée au parlement, l’objectif du gouvernement est clair : s’en prendre à la presse jugée coupable d’informer ou de dénoncer les violences policières. Une tâche d’autant plus importante pour la macronie que le pays est traversé par une crise sanitaire et économique qui ne peut qu’encourager les explosions sociales à l’instar du mouvement dans l’Education Nationale ces dernières semaines, pendant lequel les lycéens ont été durement réprimés. Il s’agit donc de faire front contre cette offensive sécuritaire et anti-démocratiques, refuser la loi Sécurité Globale et toutes les lois autoritaires que le gouvernement a ou veut mettre en placen, et dénoncer les intimidation et la répression des journalistes.

Afin d’apporter une réponse à la hauteur de l’attaque, soyons nombreux au rassemblement organisé ce mercredi à 15h devant le commissariat du Xème arrondissement de Paris pour exiger la libération de Hannah Nelson, journaliste interpelée hier soir. Et soyons également nombreux ce samedi pour manifester contre la loi Sécurité Globale (rendez-vous samedi à 14h30 place du Trocadéro à Paris).




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