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Notre classe

Stop à la répression

Retour sur le rassemblement de soutien à Gaël Quirante et aux postiers du 92 !

Ce mercredi 20 janvier, le ministère du travail a été occupé par les postiers grévistes du 92 et leurs soutiens pour réclamer un entretien avec le cabinet de Muriel Pénicaud et discuter de leur situation. La réponse ne s'est pas fait attendre : à peine 2h après le début de l'action, une cohorte de CRS les a violemment expulsés et a procédé à l'interpellation violente de Gaël Quirante, secrétaire départemental de SUD-Poste 92.

jeudi 21 février

Alors que les occupants étaient sur les marches du ministère, un groupe de CRS a bloqué la sortie de la cour pendant qu’un autre groupe est passé par derrière dans le hall du ministère : les manifestants ont alors été violemment poussés vers la sortie, sous les coups des CRS, avant d’être nassés à l’extérieur et escortés jusqu’à l’entrée du métro. A l’issue d’une négociation, la responsable des CRS a demandé aux manifestants de descendre prendre le métro par groupes de 5 : c’est là qu’alors que Gaël Quirante essayait de descendre, les CRS lui ont sauté dessus pour l’arrêter très violemment.
Bilan : plusieurs occupants ont été blessés lors de l’intervention et ont dû se rendre en urgence à l’hôpital pour des fractures. Gaël Quirante a finalement pu retrouver sa liberté grâce à une erreur de procédure.

Ces méthodes violentes s’inscrivent dans le durcissement de la position de la direction de la Poste et du gouvernement dans cette grève, qui dure depuis bientôt 11 mois. Un rassemblement s’est tenu jeudi 21 février à 18h30 devant le commissariat du XIIIème pour dénoncer ces méthodes et soutenir les postiers dans leur lutte.

Plusieurs prises de parole ont eu lieu pour exprimer cette solidarité, avec la présence d’Olivier Besancnot, d’Assa Traoré, d’Eric Coquerel, de Mathieu Bolle-Redat pour la CGT Cheminot Versailles ainsi que des représentants du NPA jeune, de l’UNEF TACLE et des gilets jaunes. Clément, cheminot dans le 92, a pris également la parole, accompagné d’une délégation de cheminots de l’intergare, qui s’étaient déjà mobilisés très nombreux pour soutenir Nordine lorsqu’il avait été arrêté et tabassé par la police au printemps dernier

Tous ont pointé du doigt le durcissement de la répression dans l’ensemble des secteurs du mouvement social, qui traduit la volonté d’envoyer un message à tous ceux qui voudraient « venir chercher » les membres du gouvernement dans leurs locaux.

Solidarité envers les postiers du 92 et toutes les victimes de la répression !




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