Nouvelle génération

Révolte de la jeunesse : vers un effet Gilet-jaune ?

Max Demian

Révolte de la jeunesse : vers un effet Gilet-jaune ?

Max Demian

Alors que s’ouvre un second cycle de lutte de classes après celui de 2011, on assiste, avec des spécificités nationales, à la révolte internationale d’une jeunesse post-crise 2008 à qui le capitalisme n’a plus rien à offrir. Vers un effet Gilet-jaune ?

A travers le monde, le retour explosif de la lutte des classes a fait voler en éclat le mythe de la fin de l’histoire. Trente ans après la chute du mur, l’idée, vendue par les classes dominantes, qu’un seul monde serait possible, celui du capital, et face auquel il n’y aurait, selon la formule thatchérienne, « plus d’alternative », fait aujourd’hui pâle figure – et c’est son idéologue originel, Francis Fukuyama, porteur de la célèbre formule de « fin de l’histoire » qui doit rougir aujourd’hui d’un tel pronostic, à tel point que ce dernier n’en vient ni plus ni moins qu’à affirmer que « certaines analyses de Marx se sont révélées correctes »…

Les cycles précédents de lutte des classes s’étaient manifestés dans la jeunesse par tout un cycle d’occupation de places, issue de la vague des Indignés débutée en Espagne et qui avait essaimé à travers le monde, d’Occupy Wall Street jusqu’à, quelques années plus tard, l’occupation de Nuit Debout en France qui s’était tenue plusieurs mois durant place de la République au moment du mouvement contre la Loi Travail en 2016. Déjà, dans ces mouvements, on assistait à l’émergence politique d’une génération qui essuyait les affres de la crise de 2008 ; entrée sur le marché du travail au pic d’une des plus graves crises capitalistes de l’histoire, elle faisait face à une dégradation non seulement son niveau de vie réel mais surtout de la difficulté de se projeter à moyen et long-terme dans un système qui n’offre, y compris à une frange des diplômés, qu’un avenir fait de précarité accrue, de périodes de chômages et de déclassement.

Si dans nombre de pays on assiste au réveil international de la lutte des classes, un phénomène déterminant est la mobilisation aux avant-postes d’une jeunesse à qui le capitalisme n’a plus rien à offrir, de l’Irak au Liban en passant par le Chili ou l’Iran, la Colombie ou Hong-Kong.

Acte II de la mondialisation : l’ère des révoltes ?

Loin de la mondialisation homogène fantasmée par la bourgeoisie, on assiste bien plutôt à une mondialisation des ferments de la colère. Un véritable « Acte II de la mondialisation », selon les termes du politiste Bertrand Badie, où le "social" l’emporterait sur les aspects plus institutionnalisés de la "politique" : Maintenant, et de plus en plus, le politique est instable, incertain, et le social est doté des capacités les plus fortes. Dans le nouveau face-à-face entre le politique et le social, ce dernier l’emporte largement : l’Iran est plus sérieusement défiée en Irak par les manifestations populaires que par la diplomatie américaine. Autrement dit, les dynamiques actuelles de soulèvement en cours dans la lutte des classes viennent "disrupter" les canaux traditionnels institutionnels.

De l’Irak au Chili en passant par l’Algérie – la situation à Hong-Kong relevant d’un registre particulier –, un des facteurs qui regroupent ces soulèvements populaires consiste dans le fait qu’un contingent important des manifestants est constitué d’une population jeune, et surtout d’une jeunesse déclassée ou exposée au chômage qui, face à la dégradation de ses perspectives professionnelles, voit ses possibilités d’insertion sociale fortement perturbées. Dans un contexte de perspectives de croissance économiques mondiale en berne heurtée par les guerres commerciales et un retour des tensions géopolitiques inter-impérialistes, la jeunesse est d’autant plus fragilisée et sert de véritable variable d’ajustement, oscillant entre périodes de précarité et de chômage.

Au Liban, cette tension est particulièrement visible avec une jeunesse à l’avant-garde des mobilisations, et dont le niveau de radicalité,comme le note le Financial Times, n’a plus rien à voir avec les mobilisations des dernières années : « Après avoir défié la gravité pendant des années, l’économie devrait se contracter cette année. Cela nuira de façon disproportionnée aux jeunes, a averti la Banque mondiale, affirmant que le chômage des jeunes "pourrait encore augmenter fortement". (...) La situation du Liban est particulièrement grave : selon une étude parrainée par l’UE, l’économie doit créer six fois plus d’emplois qu’elle n’en crée actuellement pour accueillir les 23 000 personnes qui entrent chaque année sur le marché du travail. Le taux de chômage des jeunes est élevé, et atteint 35 %. "Ce n’est pas durable de vivre ici. C’est pourquoi la plupart des jeunes Libanais ont l’intention de partir ", déclare Bernard el Naddef, 23 ans, étudiant et manifestant. "C’est difficile pour moi d’obtenir une maison, un revenu durable ", ajoute-t-il. »

Hors des canaux institutionnels du travail ou des études, une partie de la jeunesse est laissée « vacante ». Désignée parfois par le terme de « ni-ni », ni étudiante ni salariée, celle-ci se mobilise aujourd’hui dans la rue aux côtés des classes populaires et des franges les plus périphériques du monde du travail pour réclamer la mise à bas de l’ensemble des régimes honnis.

Dans cette optique, la « grammaire » des conflits sociaux telle qu’elle se développe actuellement dans les pays du « Sud » au sens large pourrait bien préfigurer la forme prise par les mobilisations de la jeunesse dans les pays du centre. Là encore, Bertrand Badie notre que « c’est aussi au Sud qu’est en train de naître cette nouvelle grammaire contestataire. Dans mon livre Les Deux Etats [Fayard, 1987], je soulignais le contraste entre la culture de l’émeute au Sud et la culture de la demande en Europe. Je me demande si, avec cet acte II de la mondialisation, nous n’entrons pas dans une autre étape, où la contestation est totalement transfigurée par rapport à ses catégories classiques... »

Etat intégral et révolte : un effet de gilet-jaunisation de la jeunesse ?

La crise de 2008 n’est pas passée en vain. Outre qu’elle a considérablement dégradé la conjoncture économique mondiale, il s’avère que l’effondrement des médiations de la société civile (syndicats, partis, associations…), corrélatifs de l’offensive néolibérale, ont érode autant de courroies de transmission de ce que Gramsci nomme « l’Etat intégral ». Cette dialectique du néolibéralisme, qui a avancé en déstructurant ces éléments qui forment autant de « tranchées » entre l’Etat et la société civile rendent d’autant plus vulnérables les régimes, du fait de la difficulté à réintégrer cette contestation globale dans le cadre des institutions. Dès lors, les mobilisations de la jeunesse prennent un tour extrêmement explosif et directement politique, sur le mode de la révolte. Si le phénomène est analogue dans une certaine mesure à celui qui a été mis en lumière par le mouvement des Gilets jaunes, dont l’effet de « gilet-jaunisation » se répand au monde du travail, rien n’empêche de penser que l’on pourrait assister, dans une certaine mesure, et avec toutes les limites de l’analogie, à un réveil nettement plus radical de la révolte étudiante que le cycle des occupations de places de 2011.

En exposant une frange toujours plus importante de la population à la prolétarisation et menaçant les dites « classes moyennes » - dont la composition sociale est loin d’être homogène -, de rejoindre, comme le notait déjà Trotsky, le sort des prolétaires, le capitalisme n’a eu de cesse « d’engendrer ses propres fossoyeurs » et pousser à la révolte des couches toujours plus nombreuses de la population. Comme le relève Matias Maiello, sociologue et dirigeant du PTS argentin, dans ce nouveau cycle, en plus du contingent des « perdants relatifs » de la mondialisation, composée en partie des classes moyennes déclassées, et particulièrement des étudiants universitaires, on voit désormais se mobiliser les « perdants absolus » toute une frange du salariat précarisé, et dont une grande partie est constituée de bataillons importants de la jeunesse tenue à l’écart du « pacte social » néolibéral. C’est surtout ce second groupe qui imprime sa radicalité aux mobilisations à l’heure actuelle, à tel point que les commentateurs bourgeois ont eux-mêmes évoqué une potentielle « gilet-jaunisation » du mouvement social en France.

Pourtant, dans le cas de la France on observe un certain retard de la jeunesse. Le mouvement des Gilets jaunes a été marqué par l’absence de la jeunesse, tant des étudiants qu’on pourrait, faute de meilleurs termes, qualifier de « perdants relatifs », mais également ces « enfants de Gilets jaunes », plutôt du côté des « perdants absolus ». Ces deux franges de la jeunesse n’en constituent pas moins aujourd’hui des foyers potentiels de révolte.

Sur le « retard » français et les foyers de révolte

En France, une partie de la jeunesse diplômée est face à la réalité de perspectives de plus en plus dégradées d’insertion professionnelle, engendrant une contradiction entre la réalité objective du marché du travail et les aspirations nourries au cours d’études longues souvent coûteuses financièrement et psychologiquement. Ce premier groupe, d’étudiants plutôt diplômés, encore relativement protégés, n’en constitue pas moins un premier foyer de révolte potentielle. Celle-ci fait en effet face à une contradiction latente qui porte en elle un germe d’incendie à grande échelle.

L’avenir offert à la jeunesse, et même une partie de celle qui détient des diplômes, est faite de boulots précaires, d’auto-exploitation et d’aliénation sous couvert d’une idéologie start-up nation ; de méthodes managériales agressives et humiliantes ; et la possibilité même de se satisfaire d’une place au chaud après avoir trimé pendant des années d’études paraît être une perspective de moins en moins crédible, atteignable et qui en vaut la peine.

Au coût « objectif » des études, révélé par la situation de précarité terrible qui touche une frange importante du milieu étudiante, s’ajoute aussi le coût « subjectif » ressenti de devoir sacrifier sa jeunesse, sa santé physique et mentale pour une insertion professionnelle qui ne correspond en rien aux attentes qui furent celles entretenues au cours des études. Comme le note une étude du CEREQ organisme public, portant sur les perspectives d’insertion professionnelle de cette jeunesse post-crise 2008, entrée sur le marché du travail au pic de la crise : « La Génération 2010 apparaît peu favorisée par le contexte économique qui a présidé à ses premières années dans la vie active. Confrontée dès 2012 à la crise des dettes souveraines, elle a dû faire face à une dégradation conjoncturelle durable, suivie d’une légère reprise qui n’a pas permis un rattrapage des niveaux d’avant la crise financière de 2008 et n’a pas redynamisé l’emploi. »

Si en effet les non-diplômés restent bien entendu les plus exposés, une inquiétude qui taraude la bourgeoisie est de voir ces « diplômés » refuser le jeu du néolibéralisme et se détacher de l’orbite des classes dominantes pour rejoindre celle des opprimés dans la rue. Comme le note la même étude : « Mais dans le même temps, le marché du travail évolue et les conditions d’emploi offertes aux diplômé·es du supérieur se détériorent également à leur façon.[…] Le marché du travail et les entreprises ne font donc pas écho, en termes salariaux, à la hausse du niveau de qualification de leurs jeunes salarié·es ; la montée de l’offre de diplômé·es ayant été plus rapide que la demande d’emplois qualifiés, ou en tout cas, que leur reconnaissance et leur rétribution en tant que tels. »

En conclusion, l’étude souligne que les contrats précaires ont particulièrement augmenté pour cette génération. Certes, il existe encore certaines filières qui servent d’« amortisseurs », et que le gouvernement, de façon totalement idéologique, cherche à développer via des filières dites « professionnalisantes » ; comme l’apprentissage ou l’alternance. Pourtant, outre que ces filières sont confrontées à un chômage de masse, la réalité est que les perspectives objectivement offertes aux diplômés demeurent moroses et nourrissent un décalage croissant entre les chances objectives et les aspirations.

Cependant, ce sont pour l’instant de la part des étudiants les réponses individuelles qui priment. En effet, en France, la situation de la jeunesse est tout à fait particulière. Tout d’abord, celle-ci est restée particulièrement éloignée du soulèvement des Gilets jaunes et se trouve de manière générale à l’arrière-garde des processus de soulèvement qui traversent le monde à l’heure actuelle. Subjectivement, le poids des années de défaite, la prégnance de l’idéologie méritocratique et individualiste mais aussi l’écroulement des médiations étudiantes (notamment syndicales), ont contribué en grande partie à instaurer dans la jeunesse l’idée qu’il serait possible de s’en sortir par des voies individuelles et ont « naturalisé » la condition de précarité, assimilée à une sorte de passage obligé de la bohème étudiante. Comme le note le sociologue François Sarfati [1]] : « Si l’on doit malgré tout trouver des différences générationnelles, c’est moins du côté de la place accordée au travail que du côté de l’intériorisation de l’incertitude. Quel que soit le milieu d’origine, le sentiment de précarité s’est répandu. […] Aussi, une bonne partie des actifs a appris à vivre avec l’idée que l’emploi à durée indéterminée (CDI) à temps plein dans la même entreprise n’était pas un horizon qui pouvait s’offrir à eux. Ils ont intériorisé l’incertitude sur les marchés du travail et la considèrent comme une norme. »

Plus spécifiquement, le chômage de masse à échelle mondiale, auquel est exposée en première ligne la jeunesse, a produit un effet de domestication politique. Chacun a aujourd’hui en tête le risque de chômage. Dans le même article, François Sarfati relève combien : « Au-delà du diplôme, quarante années de chômage et de précarité ont fait intérioriser à chacun une norme d’incertitude sur les marchés du travail. »

A ce premier foyer, constitué de diplômés confrontés à la perspective du déclassement, s’ajoute un second foyer, constitué par la jeunesse travailleuse des zones péri-urbaines et semi-rurales : les « enfants » de Gilets jaunes, au sens à la fois symbolique et parfois biologique. Cette jeunesse, exposée à une précarité importante, menace de « décrocher », quasiment au sens propre, de l’orbite de l’Etat bourgeois et se mobiliser de façon éruptive, à la façon des Gilets Jaunes eux-mêmes. Comme l’explique Jérôme Fourquet, politologue, dans une étude coordonnée pour le centre Jean Jaurès : « Pour le moment, c’est de l’ordre de la corrosion, mais celle-ci peut effectivement mener à une explosion. Pour reprendre le titre du Prix Goncourt 2018, « leurs enfants après eux » pourraient s’exprimer avec colère face à cette fracture et à ces déterminismes sociaux et géographiques qui ne sont pas réglés. […] Pourquoi n’avons-nous pas trouvé ces jeunes-là sur les ronds-points ? Probablement parce que cette jeunesse ne se sentait pas concernée par les enjeux de pouvoir d’achat, du carburant… Quand nous parlons d’« explosion », cela veut dire que potentiellement, comme la jeunesse des quartiers populaires dans l’histoire récente de notre pays, celle des petites villes et des zones rurales pourrait s’organiser en mouvement social quand elle se rendra compte qu’elle a de réels points de convergence et qu’elle n’est pas dans le bon wagon. »

Pour autant, bien que ces foyers de contestation demeurent latents à l’heure actuelle, la question de leur unification est essentielle. Ici, les perspectives programmatiques seront clés non seulement pour massifier le mouvement étudiant, dont les mobilisations précédentes depuis 2016 ne sont parvenues à entraîner qu’une avant-garde large, mais aussi d’établir des ponts avec les revendications entre les différentes secteurs de la jeunesse et d’autres secteurs de la société, et ce afin de construire un mouvement de contestation d’ensemble dont le 5 décembre pourrait être un premier moment fort à travers la perspective d’une grève générale.

Face à un pouvoir affaibli, le mouvement étudiant doit se doter d’un programme et d’une stratégie à la hauteur

Les germes de la révolte contre le néolibéralisme à la Macron ne manquent pas. En ce sens, le retard à l’allumage du mouvement étudiant français, qui connaît pour l’instant quelques assemblées générales dans ses centres les plus emblématiques, à Lyon II, au Mirail ou à Paris I, et quelques débuts timides ailleurs encore, pourrait bien n’être que le prélude à des affrontements nettement plus radicaux que ce à quoi nous avons assisté ces dernières années.

Or, pour passer de revendications défensives à des revendications offensives et qui puissent servir de ponts avec les autres secteurs, le programme sera un élément clé : pour en finir définitivement avec les jobs étudiants, avec la précarité dans la société en général, pouvoir bénéficier de bourses permettant réellement – et pas seulement formellement – à toutes et tous d’étudier dans des conditions sereines.

La crainte du gouvernement, qui tente comme il peut de déminer les différents chantiers et prévenir toute convergence des luttes, serait de voir la jeunesse entrer en action, car comme le note un député de la majorité dans Le Monde : « « Le problème avec les étudiants, c’est qu’on sait quand ça démarre mais jamais quand et comment cela finit, […] Il faut donc être très vigilant. Il n’y a pas d’autre option que d’apaiser. (…) Le risque que cela s’agrège sur la manifestation du 5 est réel, redoute l’un d’eux. Les syndicats étudiants ne semblent pas capables de structurer à eux seuls une manifestation d’ampleur mais le danger, c’est que des étudiants rejoignent de manière spontanée les cortèges de la SNCF ou de la RATP. »

La spontanéité étudiante qui se réveille à travers le monde ouvre donc une voie favorable développer une lutte à la hauteur de la situation et en vue de se lier à d’autres secteurs de la société, notamment aux franges les plus concentrées du prolétariat qui sont capables, par la grève, comme cela a été démontré au Chili, de paralyser l’ensemble de l’économie et faire reculer un gouvernement qui, Macron l’a réaffirmé, ne reculerait pas dans la volonté d’imposer ses réformes. Au Chili toujours, dans la région d’Antofagasta, des assemblées générales sur les facs ont permis de développer des organismes d’auto-organisation de la jeunesse, afin de créer de larges coordinations regroupant l’ensemble des secteurs en lutte, et ainsi avancer dans la définition d’un programme et de stratégies à même massifier le mouvement. En France, si pour l’heure les assembles générales restent localisées à quelques facs, celles-ci montrent la voie à suivre pour refaire du mouvement étudiant une force politique capable de se lier à d’autres secteurs.

Aussi, travailler à construire en commun un programme à la hauteur du problème de la précarité, posant la question d’un revenu étudiant, de logements à la hauteur des besoins, imposant un Front Unique à la base des organisations étudiantes, autour de mots d’ordre à même de répondre à l’urgence de la situation et massifier le mouvement. Dans ce sens, nous avons discuté dans un premier article des questions programmatiques, et notamment la question d’un salaire étudiant à hauteur d’un SMIC indexé sur l’inflation, et dont la source de financement serait les grandes fortunes taxées de façon fortement progressive.

Car c’est bien de cela dont il s’agit : non plus lutter pour lutter, mais lutter pour véritablement gagner. Face aux événement qui pourraient bien marquer le retour en France d’un niveau de lutte des classes particulièrement aigu, et et dont la situation internationale montre les signes avant-coureurs, c’est à la construction d’une véritable alternative pour la jeunesse qu’il s’agit d’œuvrer ; autrement dit, la construction d’un parti capable de former une nouvelle génération de dirigeants du mouvement étudiant et de la jeunesse, avec comme principe directeur la lutte des classes et la lutte pour le communisme, un parti qui cherche à développer la stratégie et le programme capables de recomposer la force politique du mouvement étudiant, et d’entraîner la jeunesse vers la victoire. A ce titre, le 5 décembre, à n’en pas douter, servira de test pour la jeunesse dans sa volonté de se battre pour faire reculer le gouvernement et lutter pour une vie digne.

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NOTES DE BAS DE PAGE

[1[Sarfati, François. « L’insertion professionnelle des jeunes entre précarité, incertitude et expérimentation », Cahiers de l’action, vol. 45, no. 2, 2015, pp. 9-16.
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