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Monde

Les bourses chutent

Rien ne va plus sur les marchés de capitaux

Léo Serge La Bourse de Paris a clôturé en baisse de 3,45%. Ailleurs sur le continent, c’est la même histoire : à Londres les actions ont perdu 3,46%, Milan,où les banques sont en pleine tourmente boursière, s'est enfoncé de 4,83%. Outre-Atlantique, Wall Street perd 2,32% et le Nasdaq 2,24%. Les valeurs pétrolières sont particulièrement touchées. D'où viennent ces chutes ?

jeudi 21 janvier 2016

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Elles s’inscrivent dans le sillage de la chute des bourses asiatiques. L’indice Nikkei à Tokyo a plongé de 3,7% ; les bourses chinoises sont au plus bas niveau de ces quatre dernières années. C’est bien la situation de la Chine qui préoccupe les traders. L’État chinois à même dû fermer ses bourses la semaine dernière au vu de leurs chutes. Il s’agit de la traduction des problèmes systémiques de l’économie chinoise liés à la montée des salaires - avec des affrontements sociaux en hausse - mais surtout à la baisse de la consommation mondiale. La baisse de la production chinoise entraîne une dépression dans les pays exportateurs de matières premières, tels que le Brésil.

Le pétrole continue de chuter

Les places asiatiques ont été également été affectées par le recul des cours du pétrole. Le baril est passé sous la barre des 28 dollars – niveau le plus bas de ces 12 dernières années - ce qui est notamment lié à la perspective d’un retour de l’Iran sur le marché.

Le FMI s’inquiète de l’économie mondiale

Le Fonds Monétaire International (FMI) a revu à la baisse ses prévisions de croissance.Il a utilisé des mots forts en déclarant que l’économie mondiale pourrait « dérailler »et en qualifiant la situation chinoise de « périlleuse » pour de nombreux pays émergents.

La crise capitaliste commencée en 2007 est entrée dans une nouvelle phase d’accélération, éloignant bien sûr la fantomatique « reprise » que le gouvernement français prétend voir à chaque coin de rue. Il ne s’agit que de mensonges. La bouffée d’air que représentait l’entrée de la Chine dans le capitalisme depuis 1980 semble s’être épuisée. Il n’y a plus de réserves pour le capitalisme, plus de possibilités d’exploitation de plus d’un milliard d’êtres humains supplémentaires. Face à une crise de destruction de la planète toujours plus apparente, le capitalisme se dirige droit dans le mur, de plus en plus vite, avec toute l’humanité en otage.




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