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Solidarité

Rouen. Des étudiant·es convoqué·es au commissariat un mois après l’occupation de la fac

À Rouen, une dizaine d’étudiant·es ont reçu ces derniers jours des convocations pour être auditionné·es au commissariat. Un mois plus tôt, la police délogeait l'amphithéâtre occupé de la fac, avec l'aval de la présidence.

Alice

17 mai 2023

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Rouen. Des étudiant·es convoqué·es au commissariat un mois après l'occupation de la fac

Crédit photo : O Phil des Contrastes

Convocations au commissariat, intervention policière sur le campus : la répression s’abat sur la jeunesse rouennaise

Une dizaine d’étudiant·es mobilisé·es contre la réforme des retraites ont reçu des convocations pour être auditionné·es librement par la police. Ces convocations tombent un mois après l’occupation de la fac de Mont-Saint-Aignan à Rouen.

En effet, après plusieurs semaines de mobilisations et surtout après le passage en force de Macron avec l’usage du 49.3, une assemblée générale des étudiant·es a voté l’occupation d’une partie de la fac. Face à un gouvernement qui veut jouer le « droit dans ses bottes », la réponse à Rouen a été de monter d’un cran dans la mobilisation en votant l’occupation. Celle-ci était par ailleurs liée à une volonté de porter des revendications qui dépassent la lutte contre la réforme des retraites. « Ces motivations s’inscrivent à la fois dans les revendications portées par le mouvement social contre la réforme des retraites et également dans des revendications étudiantes (repas à 1 euro, le 10 améliorable pour ce semestre, etc.)  » stipule le communiqué des Étudiants et étudiantes de Rouen en lutte.

Après seulement vingt-quatre heures d’occupation, les personnes qui étaient dans l’amphithéâtre ont été délogées par les forces de répression sur ordre de la Présidence. Un important dispositif a été mis en place : 6 fourgons de police et des dizaines d’agents ont été déployés. Les forces de répression se sont introduites dans les locaux de la fac et ont nassé les étudiant·es puis ont procédé à un contrôle d’identité d’une partie des occupants en relevant noms et adresses.

Après avoir autorisé la police à entrer dans l’université la Présidence a refusé le 10 améliorable et la banalisation de cours les jours de mobilisations. Face à la colère et à la détermination des étudiant·es, le président a accordé l’accès à un des amphithéâtres -les plus vétustes du campus- pour quelques semaines afin de « se réunir ». Une mesure quelque peu hypocrite après avoir envoyé la police déloger un autre amphithéâtre et refusé d’accéder aux revendications des étudiant.es mobilisé.es.

Face à la répression : la nécessité d’une riposte

Les présidences des universités et le gouvernement ont peur que la jeunesse se soulève et souhaite éviter une nouvelle fois que la colère qui l’anime se propage et que la mobilisation d’étende. Tandis qu’à Rouen, des étudiant·es mobilisé·es sont convoqué·es au commissariat, à Brodeaux la présidence a porté plainte contre l’occupation et au moins deux étudiant·es ont été perquisitionné·es et ont fait près de 48 heures de garde-à-vue.

Alors que Les Républicains proposent actuellement une loi qui vise à interdire les occupations de facs, et alors que les Présidences des Universités envoient les flics dans nos lieux d’études, il est plus qu’urgent de proposer un plan de bataille à la hauteur pour gagner.

Pour organiser la riposte la plus large possible, Le Poing Levé lance une campagne contre la répression avec le Collectif d’Action Judiciaire. Nous cherchons à recenser tous·tes les jeunes arrêté·es dans le cadre de la mobilisation, fournir une aide juridique, relayer des témoignages, et construire la solidarité la plus large possible, en commençant par construire des rassemblements de solidarité avec les interpellés toutes les fois où cela s’avérera nécessaire.

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