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S’organiser contre la vague de répression au travail : meeting interprofessionnel le 16 septembre

Depuis quelques mois et d'autant plus à la faveur de l'été, c'est à un véritable déconfinement de la répression que nous assistons dans les entreprises et les services publics, avec l'appui du gouvernement. Répression pour son activité syndicale, répression pour s'être mobilisé·e notamment lors de la grève historique de cet hiver, répression pour avoir lancé l'alerte, ou même simplement pour avoir fait son travail…

mercredi 9 septembre

Contre la vague de répression au travail, un collectif se mobilise !

Communiqué des comités et campagnes de soutien de : Anthony Smith (Inspection du travail), Alexandre El Gamal (RATP), Éric Bezou (SNCF), Yann Gaudin (Pôle Emploi), Les 3 de Melle (Éducation), Les infirmiers du Rouvray (Hôpital), Anissa Amini (EHPAD), Vincent Fournier (La Poste), Gaël Quirante (La Poste), Roga et Victor (Université).

Face à la vague de répression patronale qui sévit actuellement dans de nombreux secteurs professionnels, en particulier depuis le déconfinement et avec l’appui du gouvernement, une dizaine de comités et campagnes de soutien ont décidé de s’unir et d’appeler à la solidarité interprofessionnelle pour mettre fin à ce management par la peur. Ils appellent à un meeting commun, précédé d’une conférence de presse, le mercredi 16 septembre à Paris (détails à la fin), pour faire front ensemble face à cette violence patronale et gouvernementale qui concerne l’ensemble du monde du travail.

Vendredi 14 août : Anthony Smith, inspecteur du travail dans la Marne et représentant du personnel au ministère, apprend qu’il est déplacé d’office par le Ministère du Travail après 4 mois de suspension, pour avoir simplement fait son travail au plus fort de la crise sanitaire. Mardi 25 août : Alexandre El Gamal, chauffeur de bus dans le Val-de-Marne et secrétaire de CSE, apprend sa révocation pure et simple par la RATP, pour punir son rôle dans la grève contre la réforme des retraites et pour avoir tenu une permanence syndicale après le déconfinement. Ces sanctions inédites, qui plus est au creux de l’été, viennent s’ajouter aux licenciements en juillet de Yann Gaudin, conseiller Pôle Emploi à Rennes, et d’Éric Bezou, cheminot dans les Yvelines. La liste n’est malheureusement pas close, avec les très lourdes sanctions promises à la rentrée à Anissa Amini, aide-soignante en EHPAD en Seine-Saint-Denis, ou aux 3 enseignants de Melle dans les Deux-Sèvres suspendus depuis plus de 5 mois. Dans le même temps, la Poste continue son travail de répression anti-syndicale, déjà vu avec Gaël Quirante, avec le quatrième conseil de discipline de Vincent Fournier ce 31 août ; la sanction demandée est la plus lourde avant le licenciement.

Répression pour son activité syndicale, répression pour s’être mobilisé·e notamment lors de la grève historique de cet hiver, répression pour avoir lancé l’alerte, ou même simplement pour avoir fait son travail... Depuis quelques mois, et d’autant plus à la faveur de l’été, c’est à un véritable « déconfinement de la répression » que nous assistons dans les services publics et les entreprises : inspection du travail, RATP, SNCF, Éducation, Pôle Emploi, La Poste, commerce, universités, lycées... jusque dans les hôpitaux et EHPAD en pleine crise sanitaire ! Il s’agit ni plus ni moins d’une violence patronale et gouvernementale qui s’abat sur l’ensemble du monde du travail, dans nos services publics comme dans nos entreprises, en généralisant un « management par la peur » aux conséquences dramatiques.

Face à cette vague de répression patronale et administrative qui sévit durement dans de nombreux secteurs professionnels, une dizaine de comités et campagnes de soutien ont décidé de s’unir et d’appeler à la solidarité interprofessionnelle.Nous dénonçons ensemble les sanctions récentes contre Anthony Smith, Alexandre El Gamal, Yann Gaudin et Éric Bezou, contre les infirmiers mis à pied de l’hôpital du Rouvray ou contre Yassine, Patrick, François et Ahmed mis à pied par la RATP, et appelons à se mobiliser pour qu’elles soient levées. Nous dénonçons ensemble les procédures disciplinaires et judiciaires à la rentrée contre les « 3 de Melle », Vincent Fournier, Anissa Amini, Gaël Quirante, ou Victor et Roga de l’université de Nanterre. Mais aussi contre Farida, infirmière dans le Val-de-Marne, contre les lycéen·ne·s et étudiant·e·s réprimé·e·s partout en France, ou contre les nombreux et nombreuses salarié·e·s dont les cas restent dans l’ombre car la répression isole.

Nous appelons, le mercredi 16 septembre à Paris (détails ci-dessous), à une conférence de presse puis à un meeting interprofessionnel contre la répression, en présence de ces travailleurs et travailleuses réprimé·e·s et de soutiens syndicaux et politiques, afin de s’opposer ensemble à cette violence patronale et gouvernementale qui concerne l’ensemble du monde du travail. Défendre l’interêt général, c’est risquer de faire face à la violence patronale et gouvernementale. Notre unité, notre solidarité, c’est le moyen de combattre cette répression !

- Conférence de presse interprofessionnelle contre la répression : mercredi 16 septembre à 16h30

Annexe de la Bourse du Travail de Paris (petite salle de congrès)
Entrée au 85, rue Charlot, Paris 3 e (métro République)

- Meeting interprofessionnel contre la répression en présence des premier·e·s concerné·e·s et de personnalités : mercredi 16 septembre à 19h30

Annexe de la Bourse du Travail de Paris (salle Hénaff)
Entrée au 29, bd du Temple, Paris 3 e (métro République)

Au vu des restrictions de capacité dues au contexte sanitaire, une retransmission sera prévue sur Internet.

Événement Facebook

Inscriptions gratuites

Si vous ne pouvez pas venir mercredi 16 septembre ou si les inscriptions sont complètes, vous pourrez suivre le meeting en Live Facebook à partir de 19h30 sur la page Facebook « Soutien à Anthony Smith »


ALEXANDRE EL GAMAL – RATP

Conducteur de bus à Vitry-sur-Seine (94), dirigeant de la CGT RATP et secrétaire de CSE du réseau Bus : suite à son conseil de discipline le 22 juillet, la RATP a décidé de sa révocation pure et simple le 25 août, pour punir son rôle dans la grève contre la réforme des retraites et pour avoir tenu une permanence syndicale après le déconfinement.

Pétition

ANTHONY SMITH – INSPECTION DU TRAVAIL

Inspecteur du travail dans la Marne, dirigeant de la CGT-TEFP, représentant du personnel au Ministère du Travail : suspendu en pleine crise sanitaire par Muriel Pénicaud pour avoir fait son travail de protection des salarié·e·s d’une association d’aide à domicile, le Ministère du Travail l’a sanctionné ce 14 août par un déplacement d’office en Seine-et-Marne, à 200 km de chez lui.

Pétition
Caisse de soutien

ÉRIC BEZOU – SNCF

Cheminot à Mantes-la-Jolie (78), syndiqué SUD Rail, harcelé disciplinairement par la SNCF pour s’être mis à genoux en 2019 devant son supérieur lui refusant son avancement : malgré le refus de l’inspection du travail de valider son licenciement demandé par la SNCF, le ministère du travail est passé outre, et Éric a été licencié par la SNCF le 21 juillet.

Pétition
Caisse de soutien

LES « 3 DE MELLE » – ÉDUCATION

Aladin, Cécile et Sylvie, trois enseignant·e·s du lycée Desfontaines de Melle (académie de Poitiers), syndiqué·e·s SUD Éducation, suspendu·e·s pour 8 mois pour s’être mobilisé·e·s contre les E3C du nouveau Bac Blanquer : leur suspension inédite et illégale au-delà du maximum de 4 mois laisse craindre de lourdes sanction lors de leurs conseils de discipline à la rentrée.

Pétition
Caisse de soutien

LES INFIRMIERS DU ROUVRAY – HÔPITAL

Deux infirmiers de l’hôpital psychiatrique du Rouvray (76), l’un syndiqué SUD Santé Sociaux, l’autre militant des « Blouses noires » : parmi les 9 soignant·e·s du Rouvray inquiété·e·s pour avoir lancé l’alerte en avril concernant la gestion des masques par leur direction et son refus d’équiper les patients, ils ont été mis à pied en juillet pour 10 et 15 jours.

Pétition

ANISSA AMINI – EHPAD

Aide-soignante en EHPAD à Livry-Gargan (93), élue SUD Santé Sociaux au CHSCT de son EHPAD : convoquée en entretien préalable pour avoir alerté, du CHSCT à la presse, sur le manque de protections de ses collègues en pleine crise sanitaire, elle risque de lourdes sanctions.

Pétition

YANN GAUDIN – PÔLE EMPLOI

Conseiller Pôle Emploi à Rennes, il a été licencié le 3 juillet pour avoir lancé l’alerte sur des pratiques frauduleuses de Pôle Emploi et pour avoir expliqué aux chômeurs et chômeuses comment faire appliquer leurs droits.

Pétition
Caisse de soutien

VINCENT FOURNIER – LA POSTE

Postier dans les Yvelines, délégué départemental CGT FAPT 78, déjà 5 entretiens préalables au licenciement et 4 commissions disciplinaires en 5 ans : expulsé d’un bureau de poste par la police alors qu’il informait des postier·e·s sur le droit de retrait lors du confinement, il est passé en commission disciplinaire le 31 août sur la base de faux témoignages et risque 3 mois de mise à pied.

ROGA ET VICTOR – UNIVERSITÉ

Deux militants de l’université de Nanterre, l’un militant associatif, l’autre représentant UNEF à la CFVU de l’université : déjà condamnés à respectivement 6 mois ferme et 4 mois avec sursis suite à la dispersion violente par la police d’une AG contre la sélection à la fac en 2018, leur procès en appel se tiendra le 13 octobre suite à plusieurs reports, dont un lors de la grève des avocat·e·s.

Pétition
Caisse de soutien

GAËL QUIRANTE – LA POSTE

Postier licencié en 2018 sur autorisation de Muriel Pénicaud, secrétaire de SUD Poste 92, ayant subi 2 mises en examen dont une toujours en cours, et 7 procès dont l’un a débouché sur 3 mois de prison avec sursis sur simple accusation sans preuves de la part de cadres de La Poste : sa procédure d’appel est en cours, et il doit passer en procès pour « violences » alors que c’est lui qui a été interpellé brutalement par la police.




Mots-clés

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