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Notre classe

Assemblée Générale de cheminot.e.s

SNCF. Toulouse fait chauffer la machine en vue de la reconductible

Réunis hier mercredi à une centaine en Assemblée Générale, les cheminots toulousains ont pris un train d’avance pour préparer la possible reconductible de mi-mai ! Correspondant

jeudi 5 mai 2016

Malgré le boycott de l’AG par les directions CGT, UNSA et CFDT qui n’y ont pas appelé, le nombre de cheminots était bien supérieur à ce à quoi s’attendaient les organisateurs, à savoir le comité de grève, SudRail et FO.

Si parmi les présents, beaucoup n’ont connu de victoire qu’à l’occasion du retrait du CPE, la motivation n’était pas en reste en ce mercredi ensoleillé ! La nouvelle était tombée la veille au soir : la CGT-Transports rejoignait FO pour appeler à une grève reconductible à partir du 17 au soir chez les routiers. Il ne s’agissait plus de partir sur une grève isolée. L’ambiance était donc à la convergence avec cette nouvelle opportunité de « bloquer les rentrées de fric du patronat, avec les salariés des autres secteurs et les jeunes » à la mi-mai, « seul moyen de faire plier le gouvernement » sur le décret socle et la loi travail. Si certaines directions syndicales parlent d’attendre juin et l’euro de football pour démarrer un conflit dur, les cheminots présents en assemblée générale sont d’avis que s’ils ne se synchronisent pas avec d’autres secteurs ou s’ils laissent la pression redescendre et le mouvement s’essouffler, la bataille ne sera pas gagnée d’avance. Beaucoup ont encore le goût amer de l’importante mais isolée grève de 2014.

Si les travailleurs présents à l’AG sont déterminés à en découdre pour ne pas avoir à en baver les années qui suivront, ils le sont tout autant pour «  aller chercher les collègues un par un si il le faut pour les ramener en assemblée y discuter des enjeux et décider ensemble de la lutte à construire  ». Et si la direction de la CGT-cheminots a freiné des quatre fers en n’appelant pas à cette l’AG, la présence de certains confédérés a motivé les troupes pour aller discuter avec les collègues et les convaincre de rejoindre l’auto-organisation de la grève. Car comme l’ont rappelé plusieurs interventions : «  c’est tous ensemble qu’on doit partir en reconductible si on veut gagner, syndiqués comme non-syndiqués !  », « ce qu’on perdra pas en salaire si fait pas grève, on se le fera reprendre dans l’année  ».

L’enjeu affiché par les salariés est donc dès maintenant « d’augmenter la pression sur les directions ». C’est dans cette optique qu’ils ont voté à la quasi-unanimité un principe de deux grèves par semaine pour commencer à faire chauffer la machine et préparer la possible grève reconductible, de même que la tenue d’une nouvelle Assemblée Générale la semaine prochaine. Egalement, la manifestation du 10 mai à Paris sera rejointe par les Toulousains, et localement ils prépareront une action pour vendredi, histoire de commencer à faire parler de leur lutte dans la ville rose.

L’AG ayant eu lieu tôt comparativement à celles de leurs collègues des autres villes, les grévistes vont rédiger un appel pour leur faire part de leurs résolutions.




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