^

Politique

Ca continue !

SNCF : après Chatillon, les cheminots du Landy en grève envahissent la direction !

Tout comme à Châtillon, un débrayage massif a eu lieu ce matin au technicentre du Landy, avec la présence d'un certain nombre de cadres. Après discussion en assemblée générale, les cheminots ont voté et décidé de ne pas reprendre le travail jusqu’à l'obtention d'une réponse convenable de la part de la direction.

lundi 4 novembre

Le Technicentre le Landy est à l’arrêt, et plusieurs rames Eurostar, Thalys et Ouigo sont hors-service suite à la grève. Les cheminots ont décidé de partir à la gare du Nord pour envahir une réunion que la direction avait prévu de tenir avec les organisations syndicales du Technicentre.

Alors que le mouvement de grève surprise lancé initialement à Chatillon, le mouvement s’est étendu aux technicentres Sud-Est Européen et à celui du Landy. Les cheminots du Landy en grève ont élaboré une plateforme de revendications et voté la non reprise du travail jusqu’à ce que la direction de la SNCF apporte une solution convenable à leurs revendications.

Les cheminots se sont ensuite dirigés vers Paris Nord où une réunion entre les organisations syndicales et la direction était prévue afin d’exiger qu’une délégation constituée de cheminots grévistes soit reçue. Malgré la détermination des grévistes et leur nombre, la direction de la SNCF a refusé de recevoir les grévistes, ce qui ne fait que rajouter de l’huile sur le feu à la colère des cheminots longtemps méprisés mais qui ont décidé de ne plus se laisser faire.

Pour rappel ce mouvement de grève vise à dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail et la situation intenable dans le secteur du matériel, ils exigent entre autres une revalorisation salariale pour compenser le manque d’effectif et la charge de travail qui ne cesse d’augmenter ainsi que l’embauche des intérimaires qui travaillent actuellement sur le site.

La motivation et la détermination sont grandes parmi les cheminots et ce réveil de ce secteur stratégique est à la fois un symptôme de radicalisation des méthodes de luttes post mouvement des gilet jaunes (grèves sauvages, application massive du droit de retrait) et un signe évident du retour de la lutte des classes sur le devant de la scène qui continue à effrayer les classes dominantes !




Mots-clés

Cheminot-e-s   /    SNCF   /    Politique