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Solidarité !

Saint-Denis. Les étudiantEs de Paris 8 en soutien aux grévistes du Centre technique Municipal

Une cinquantaine d'étudiant.e.s de l'Université de Paris 8 - Saint-Denis mobilisé.e.s contre la hausse d'inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s extra communautaires ont rendu visite en début d'après-midi aux grévistes du Centre Technique Municipal (CTM) de Saint-Denis, situé juste derrière la fac.

jeudi 14 février

Alors que les grévistes ont entamé aujourd’hui leur vingt-deuxième journée de grève et qu’ils bloquent le centre depuis maintenant plus d’une semaine pour se faire entendre, se relayant jour et nuit sur place pour tenir le piquer, le petit cortège d’étudiant.e.s mobilisé.e.s et rejoint par des professeures du collège Henri Barbusse en grève depuis une semaine, ainsi que des syndicalistes travailleuses à la mairie de Saint-Denis, est arrivé au centre technique en scandant « étudiants, salariés, solidarité ! ».

Des prises de parole des différents secteurs mobilisés se sont donc succédées au CTM, mettant la convergence des luttes à l’honneur, sous des torrents d’applaudissements. Christophe, chauffeur de car scolaire et gréviste depuis vingt-deux jours, a chaleureusement accueilli le cortège, remerciant les étudiant.e.s de leur présence et les assurant d’un soutien réciproque.

Oumar, étudiant étranger à Paris VIII a tout d’abord expliqué en quoi la mesure décidée par le gouvernement d’augmenter les frais d’inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s constitue une étape supplémentaire à la mise en place d’une sélection discriminatoire à l’entrée de l’université.

Ensuite, les professeurs en grève du collège Henri Barbusse ont rappelé que toutes ces attaques, que ce soit la réforme Blanquer, la sélection à l’université et l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s, ou les attaques contre les travailleurs municipaux du centre technique, relevaient d’une même logique de casse du service public et de précarisation des travailleurs et de la jeunesse, en déclamant un poème écrit pour dénoncer « les génocidaires de l’éducation » qui sévissent particulièrement dans le 93, département souffrant d’un manque de moyens chroniques.

Enfin, après avoir dénoncé le double discours de Laurent Russier – maire PCF de la ville de Saint-Denis, qui feint de soutenir les Gilets Jaunes contre Macron, mais qui applique les recettes néo-libérales contre les travailleurs municipaux en s’attaquant directement à leur revenu et donc à leur pouvoir d’achat – Amelle, salariée à la mairie de Saint-Denis et syndiquée SUD 93, a rappelé qu’il est aujourd’hui nécessaire de construire une grève générale pour donner une issue en faveur des classes populaires à la crise actuelle du gouvernement déclenchée par la mobilisation des Gilets Jaunes.

Avant que les étudiant.e.s ne partent rejoindre une manifestation appelée par une Assemblée Générale Interfac aux Invalides à Paris, les prises de paroles ont conclu sur un appel à rejoindre et élargir le mouvement des Gilets Jaunes – notamment à travers l’initiave des « vendredis solidaires avec les Gilets Jaunes » – sur les lieux de travail, dans les quartiers et dans les facs, afin de mettre en avant les revendications des travailleur.euses, étudiant.e.s, et habitant.e.s de Saint-Denis.




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