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Société

Escalade liberticide

Saint-Etienne. Des micros bientôt installés dans la rue sous couvert de « lutte contre l’insécurité »

C’est à Tarentaize-Beaubrun-Couriot, un quartier de St-Etienne de près de 8000 habitants, que va être instaurée la pose d’une cinquante de capteurs de sons ayant pour but d’alerter la police municipale en cas de « bruit suspect ». Après le système de reconnaissance faciale imposé à Nice, nous assistons à une nouvelle attaque liberticide.

samedi 2 mars

Big brother is listening to you ? C’est sous couvert de « lutte contre l’insécurité » que la mairie de Saint-Etienne justifie la pose de ces micros. Ceux-ci viendront appuyer le dispositif de vidéosurveillance déjà important et dont l’objectif affiché sera de capter les sons « anormaux » afin d’y alerter la police municipale. Si la société Serenicity, conceptrice de ces capteurs de sons, justifie cette mesure en « assurant »que ces capteurs n’ont pas vocation à enregistrer des conversations, force est de constater qu’il s’agit là d’un énième cap franchi à l’encontre de nos libertés.

Par ailleurs, ce n’est bien évidemment pas toute la ville qui va subir cette mise sous-écoute mais la ville de Saint-Etienne assume le fait de cibler un quartier qu’elle juge « difficile » Il s’agit là encore d’un choix visant à fliquer et réprimer toujours les mêmes : les habitants des quartiers et les plus précaires. Jusqu’où ira cette escalade liberticide ? A quel point sommes-nous tenus d’accepter ces décisions qui n’ont que pour but de nous contrôler et encadrer toujours plus ? Il s’agit là de questions capitales dans un contexte où le gouvernement se veut de plus en plus répressif à l’égard du mouvement social en cours.

Crédits Photo : La vie des autres / Florian Henckel von Donnersmarck




Mots-clés

Saint-Etienne   /    Répression   /    Société