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Salaires, conditions de travail, retraites... Rencontre des travailleur·se·s des transports le 15 octobre !

Bas salaires, sous-effectifs, cadences infernales et offensive contre les retraites... les travailleurs des transports sont en première ligne face aux attaques de Macron et du patronat. Pour construire la riposte : rendez-vous le 15 octobre 2022 à 14h30 au théâtre de l’Échangeur à Bagnolet (Métro 3 Gallieni), pour une rencontre des travailleur.se.s des transports, quelle que soit l'entreprise.

lundi 3 octobre

Inflation, profits records et casse des retraites : Macron et les patrons profitent de la crise

A l’heure où la majorité de la population doit se serrer la ceinture pour payer les factures de gaz et d’électricité, remplir un caddie ou faire un plein d’essence, les grandes entreprises engrangent des bénéfices record. La SNCF a réalisé 928 millions d’euros de bénéfices au premier trimestre 2022, tandis que la RATP a annoncé 64 millions sur la même période. Sans parler des multinationales de l’énergie qui a fait pas moins de 5,6 milliards d’euros de bénéfices nets rien qu’au deuxième trimestre 2022. De vrais profiteurs de crise.

Et comme si cela ne suffisait pas, Macron vient d’annoncer qu’il compte faire passer en force sa contre-réforme des retraites que la grève historique de l’hiver 2019-2020 l’avait empêché de mettre en place. Après avoir mobilisé les travailleurs face au Covid pour faire rouler les bus, les trains, faire voler les avions, continuer à faire tourner la société et pour garantir les profits des patrons, le gouvernement repart à l’offensive et veut nous faire travailler jusqu’au cercueil.

« Pénurie » de personnel dans les transports : l’ouverture à la concurrence et la casse des conditions de travail sont responsables !

Dans les transports, la casse des conditions de travail des cheminots, machinistes et de tous les travailleurs du secteur entraîne des conséquences néfastes pour les usagers : des files d’attente interminables afin de prendre des bus ou des trains bondés pour pouvoir rentrer à la maison après une journée de travail ou d’études, moins de personnels en gare, au terminus ou à bord des trains et des bus... Valérie Pécresse menace même d’augmenter le prix du pass Navigo ! Développer les transports en commun serait pourtant une des réponses à apporter à la crise écologiques dont on a encore vu les conséquences cet été.

Mais au lieu de cela, les gouvernements successifs ont préféré attaquer les conditions de travail et de salaire des travailleurs des transports au point qu’aujourd’hui les entreprises ont du mal à recruter, que ce soit la SNCF, la RATP ou ailleurs, générant une « pénurie » de personnel. Alors quand Valérie Pécresse fait semblant de découvrir qu’il y a « un énorme problème » pour assurer le service de transports en commun en Île-de-France, il faut rappeler qu’elle en est directement responsable en ayant mis en place l’ouverture à la concurrence et contribué à la casse des conditions de travail des conducteurs de bus. C’est en ce sens que lorsque les travailleurs des transports luttent contre la casse des transports publics, ils se battent pour toutes et tous.

Les grèves se multiplient contre la casse des transports publics

Face à la dégradation des conditions de travail, à l’augmentation des cadences pour pallier au manque de personnel, et aux salaires qui stagnent alors que l’inflation atteint des sommets, les grèves dans le secteur des transports se sont multipliées ces derniers mois : à l’aéroport de Roissy, à AirFrance, chez Transdev, à la RATP, Keolis ou à la SNCF... « À l’heure de la transition écologique, ils sabotent le service public ! » dénonce ainsi Boris, conducteur de bus de la RTM en grève à Marseille.

Mais si la colère est bien là, il manque un plan de bataille pour frapper tous ensemble. Les directions syndicales continuent de faire croire qu’il est possible de maintenir le « dialogue social » avec Macron et ne sont d’aucune utilité pour regrouper et mettre en grève les différents secteurs. Pendant ce temps, le gouvernement et les patrons profitent de la division. Ils se contentent de lâcher des miettes pour éteindre l’incendie, quand ils ne répriment pas tout simplement celles et ceux qui relèvent la tête.

Il faut coordonner la colère à la base : rendez-vous le 15 octobre pour une Rencontre des travailleurs des transports !

La journée de grève du 29 septembre a montré que beaucoup de salariés sont prêts à en découdre dans les entreprises de transports. Les agents de la maintenance RATP étaient nombreux à se mettre en grève pour protester contre la privatisation, tandis qu’au dépôt de bus de Saint-Maur les conducteurs ont même voté la reconductible jusqu’à mercredi.. Mais pour gagner, il faut commencer à se coordonner à la base pour dépasser les journées isolées et les divisions corporatistes.

Contre la casse des transports publics, des conditions de travail et des retraites, pour l’augmentation des salaires et leur indexation sur l’inflation, il faut construire le rapport de force en unifiant les colères à la base, à l’image de ce qu’avaient fait les travailleurs de la SNCF et de la RATP en se coordonnant contre la réforme des retraites. Afin de commencer à construire un réel plan de bataille à la hauteur de la crise et des contre-réformes qui se préparent, rendez-vous pour une Rencontre des travailleur.se.s des entreprises des transports, le 15 octobre 2022 à 14h30 au théâtre de l’Échangeur à Bagnolet (Métro 3 Gallieni) !



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