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Du Pain et des Roses

Fachos hors de nos rues

« Salopes », « putes » … : l’extrême-droite attaque la manifestation contre les violences patriarcales

Ce samedi, l’extrême-droite s’en est prise à la manifestation parisienne contre les violences faites aux femmes organisée par Nous Toutes. Le collectif d'extrême-droite Némésis a organisé une action de provocation raciste et islamophobe, entouré de militants armés de barres de fer qui s’en sont pris aux manifestant·e·s.

lundi 22 novembre

Ce samedi, la manifestation parisienne à l’occasion de la journée contre les violences faites aux femmes a été attaquée par une dizaine de militants d’extrême-droite, armés de barres de fer, de gazeuses et cagoulés. Ces attaques ont eu lieu après que le collectif Némésis d’extrême-droite qui instrumentalise les droits des femmes à des fins identitaires ait organisé une action raciste et islamophobe qui s’en prenait notamment aux Afghans.

L’action n’a duré que quelques minutes et consistait en une provocation grossière des manifestantes et manifestants, visant à légitimer leur agression. Ainsi, les militants d’extrême droite constitués en « service d’ordre » s’en sont rapidement pris à celles et ceux qui dénonçaient leur action, lançant des insultes sexistes comme « salope » ou « bande de putes » et s’en prenant physiquement aux manifestantes féministes et aux militants antifascistes présents.

Dans les vidéos publiées sur les réseaux sociaux, on peut voir l’extrême-droite faire usage de gazeuses, mais aussi tenter de frapper un manifestant au sol avec un énorme poteau en fer. Parmi les militants d’extrême-droite, plusieurs têtes connues de la Cocarde étudiante, de l’Action Française ou encore des Zouaves Paris ont été identifiées selon Raphaël Arnault, porte-parole de la Jeune Garde. Ils ont été chassés des rangs de la manifestation aux cris de « Cassez-vous ! »

Suite à cette action violente, Alice Cordier, militante identitaire et présidente de Némésis, s’est empressée de revendiquer l’action en inversant la réalité des événements. Elle a ainsi accusé les militantes de Nous Toutes et ceux de la Jeune Garde de les avoir violemment aggressées. Elle laisse également entendre vouloir porter plainte contre la Jeune Garde et en particulier contre Raphael Arnault. Julien Odoul du Rassemblement National, le même qui souhaitait voir les migrants mourir de froid, a d’ailleurs exprimé son soutien public à Némésis !

De son côté Le Figaro a complaisamment relayé la version de l’extrême-droite dans un article totalement partial, faisant des militants antifascistes présents les responsables des tensions et des heurts. Un comble pour une opération montée de A à Z pour pouvoir s’en prendre aux milliers de manifestantes et manifestants dans la rue ce samedi.

Il est clair que l’action de Némésis n’était destinée qu’à provoquer la manifestation organisée par Nous Toutes, en en profitant pour tenter de répandre une haine xénophobe, raciste et islamophobe. Pour l’extrême-droite, les droits des femmes ne sont qu’un prétexte pour tenter de véhiculer ses idées réactionnaires et Némésis ainsi que les organisations comme la Cocarde ou encore l’Action Française n’ont évidemment que faire du nombre de violence sexiste et sexuelle qui augmente ces derniers mois. Alors que nous avons dépassé la barre des 100 féminicides en France et nous commémorions ce 20 novembre les morts des personnes trans tombées sous les coups des violences transphobes, l’extrême-droite n’a rien à faire dans nos manifestations.




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