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Notre classe

Grève à Transdev

« Sans vous ils ne sont rien du tout ». Anasse Kazib aux côtés des grévistes de Transdev

En grève contre la casse des conditions de travail que cherche à imposer Transdev dans le cadre de l’ouverture à la concurrence du rail, les salariés de Seine-et-Marne ont salué la visite d’Anasse Kazib, cheminot et candidat à la présidentielle pour 2022.

samedi 11 septembre

Depuis maintenant plus d’une semaine, les salariés Transdev des dépôts de bus de Seine-et-Marne sont en grève. Ils se battent contre la destruction de leurs conditions de travail opérée par l’entreprise privée Transdev depuis que cette dernière a remporté un appel d’offre en janvier 2021 pour exploiter des lignes de bus dans la grande couronne parisienne.

Augmentation du temps de travail, suppression des temps de pause, baisse des rémunérations… Autant d’attaques contre les salariés des transports publics qui se font dans le cadre de la mise en concurrence du rail instituée par la réforme ferroviaire de 2018. Depuis le début de la semaine, la grève initiée à Sénart s’est étendue à d’autres dépôts de bus, notamment à Melun et dans le Val d’Oise.

Ce jeudi, sur leur piquet, les grévistes du dépôt de Vaux-le-Pénil dans la banlieue de Melun ont reçu la visite et le soutien d’Anasse Kazib, cheminot, aiguilleur à la SNCF et candidat à la présidentielle de 2022. Ce dernier s’était lui-même battu en 2018 contre cette réforme ferroviaire, et il avait été une figure de la bataille contre la réforme des retraites en 2019, aux côtés de ses camarades de lutte de la RATP.

Fort de cette expérience, le militant révolutionnaire a pu rappeler l’importance de la solidarité ouvrière et notamment l’aspect central de la caisse de grève pour pouvoir tenir face au patron. Celle-ci avait notamment été un élément indispensable pour tenir et construire le rapport de force lors de la grève contre la réforme des retraites.

Dans une intervention forte, acclamée par les grévistes, Anasse a également rappelé que les travailleurs des transports qui aujourd’hui font face à la casse de leurs conditions de travail ont été en première ligne pendant la crise sanitaire : « c’était nous qui étions dans les transports en commun, sans nous ils sont rien et la seule réponse qu’ils nous apportent c’est de casser nos salaires et nos conditions de travail ».

Dernièrement, un nouveau pas dans la privatisation du rail a été franchi avec l’attribution à Transdev par la région PACA de l’exploitation de la ligne de TER Nice-Marseille. L’ensemble des travailleurs de ce secteur vont ainsi être touchés par cette privatisation qui rime avec casse des conditions de travail et des salaires. Et pas uniquement chez Transdev mais aussi à la RATP qui va devoir jouer le jeu de la concurrence en s’attaquant à ses salariés.

Comme le montre actuellement les salariés de Transdev, c’est bien le chemin de la lutte, de la grève et de l’auto-organisation que les travailleurs du transport mais aussi de l’ensemble des secteurs du monde du travail devront prendre pour imposer leurs revendications et mettre fin aux attaques des patrons et du gouvernement. Un chemin déjà pris en 2019 lors de la bataille contre la réforme des retraites qui avait été menée par une nouvelle génération ouvrière, combative et déterminée à ne plus baisser la tête.

Une génération de travailleurs dont fait partie Anasse Kazib, et qui pourrait bien faire irruption dans les élections présidentielles de 2022 à travers sa candidature. Une candidature qui compte bien porter la voix de ces travailleurs en première ligne à l’image des salariés de Transdev.




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