^

Politique

Délinquance en col blanc

Scandale chez LREM : Ary Chalus, président de la région Guadeloupe aurait détourné des fonds publics

Nous avons appris ce mardi qu’Ary Chalus, président de la région Guadeloupe et membre du bureau exécutif LREM, était sous le couperet d’une enquête pour détournement de fond public. A l’horizon c’est un nouveau scandale pour la macronie qui guette.

jeudi 13 mai

Crédit photo : HELENE VALENZUELA / AFP

Ce mardi matin, Ary Chalus, président de la région Guadeloupe, a été placé en garde à vue pendant 30 heures pour « abus de confiance, détournement de fonds publics et financement illégal d’une campagne électorale ». Selon le procureur de la République de Basse-Terre, les faits qui lui sont reprochés remonteraient à son élection à la tête de la région en 2015.

Encore une fois le gouvernement est frappé par une affaire de corruption. En effet, le Président de la région Guadeloupe qui figure parmi les membres du bureau exécutif de La République en Marche n’en est pas à sa première garde à vue et se voit à nouveau soupçonné de détournement de fonds publics, d’abus de confiance et de financement illégal d’une campagne électorale. La permanence de ce dernier à Baie-Mahault avait été perquisitionnée il y a deux semaines, ce qui a motivé sa garde à vue par la suite.

On pourrait croire à un running gag à ce niveau-là avec 3 condamnations, 9 mises en examen et 12 enquêtes en cours au compte du gouvernement et de son parti, mais pourtant la situation est bien réelle. Le parti qui avait axé son discours sur la « moralisation » de la vie publique en réponses à l’affaire Fillon qui avait fait scandale pendant l’élection présidentielle de 2017, s’est en réalité révélé au moins aussi corrompu que le parti de l’ancien candidat.

Que ce soient les ministres comme Gerald Darmanin, François Bayrou, Sylvie Goulard ou encore Éric Dupond-Moretti, les députés comme Claire O’Petit ou M’jid El Guerrab, ou même le président de l’assemblée nationale Richard Ferrand, tout le monde passe par des affaires en Macronie. A croire que c’est un critère de recrutement de la bourgeoisie pour ses élus.

Mais il ne faut pas croire que cela soit réservé à la Macronie, le gouvernement précédant pendant le mandat Hollande avait lui aussi eu son lot d’affaire et ceux qui l’ont précédé aussi. De plus avec la fraude fiscale qui selon les estimations varient entre 80 et 100 milliards d’euros par an, la corruption est bien plus endémique à la classe bourgeoise plutôt qu’à la simple Macronie. En somme nous sommes bien plus proche du privilège de classe que de l’acte isolé.

Cette nouvelle affaire est significative de la corruption généralisée qui règne dans la classe politique dominée par la bourgeoisie. Un système qu’il serait temps de changer, pour mettre un terme au règne du lucre et de la pourriture : les richesses du peuple doivent rester en sa propriété, et non être mises au service de l’intérêt personnel de quelques privilégiés.




Mots-clés

Macronisme   /    LREM   /    Scandale   /    corruption   /    Politique