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Politique

Israël criminel, Macron complice

Scandale : la Préfecture de Paris interdit à nouveau les manifestations de soutien à la Palestine

Suite à l'interdiction de toute manifestation samedi dernier à Paris en soutien au mouvement de la jeunesse palestinienne, la préfecture de police réitère en interdisant à nouveau de manifester, tout en autorisant des rassemblements statiques. Israël criminel, Macron complice !

jeudi 20 mai

Crédit photo : Philippe Lopez, AFP

Alors que les arabes israéliens, les Palestiniens de Jérusalem-Est et de Cisjordanie s’unissent pour protester contre les attaques meurtrières de l’État colonial d’Israël, la mobilisation de solidarité et de soutien au mouvement à l’international se poursuit.

Ainsi, de nouvelles journées de mobilisation et de manifestations sont appelées à nouveau ce weekend, notamment dans plusieurs villes de France, dont Paris. Le premier rassemblement prévoyait de partir à 15 heures place de la République par l’association “France Palestine Solidarité” en vue de se disperser place de la Madeleine, et le second était annoncé dimanche à la même heure entre la station de métro Barbès-Rochechouart et la place de la Bastille par “L’Association des Palestiniens en Île-de-France”. Pourtant, après de longues négociations entre les associations et la préfecture, cette dernière a décidé de manière unilatérale d’interdire à nouveau toute manifestation, tout en autorisant des rassemblements statiques.

Samedi dernier, les premières manifestations de soutien avaient pu se tenir, sauf à Dijon, et à Paris. Dans la capitale, l’interdiction appuyée par Gérald Darmanin avait alors suscité de vives réactions du côté des organisateurs, jugeant cette décision "injuste et abusive", d’autant plus que la France est l’un des rares pays où une manifestation a été interdite de la sorte.

La manifestation interdite, qui s’est néanmoins tenue à Paris, a été suivie d’une forte répression policière avec la mobilisation de plus de 4 000 policiers, soit presque autant que lors des manifestations des Gilets Jaunes dans le cœur de la capitale. Malgré la répression, les manifestants ont réussi coûte que coûte à défiler, bien que de manière éparse, aux alentours de Barbès d’où devait partir la manifestation et jusqu’à République.

Le niveau de répression s’inscrivait dans la continuité du discours du ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, qui avait déclaré qu’ "Il ne peut pas y avoir de manifestations de haine, de manifestations antisémites en France". Une manière très claire d’amalgamer les revendications des manifestants et manifestantes qui s’opposent au projet sioniste de l’État Israël, défendent l’autodétermination des peuples palestiniens, avec de l’antisémitisme. En réalité, une telle position trouve ses racines dans les liens historiques entre la France et Israël, l’État français ayant toujours été un soutien sans faille à l’État colonial israélien.

Ainsi, ce samedi et dimanche, alors que la lutte contre 70 ans de colonisation des territoires palestiniens se poursuit, nous appelons à rejoindre ces rassemblements en soutien au peuple palestinien pour dénoncer fermement la complicité du gouvernement avec la politique de l’État colonial israélien !




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