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Répression

Scandaleux. 140€ d’amende pour un retraité qui n’avait pas réussi à acheter son billet de train

Isaac, un septuagénaire de 76 ans a écopé d’une amende de 140€ alors qu’il n’avait pas pu acheter son billet de train. Manque d’agents, automate défectueux et agents zélés, cette histoire met la lumière sur les conséquences de la casse du ferroviaire mise en place par le gouvernement.

jeudi 7 octobre

Crédits : STEPHANE DE SAKUTIN/AFP

Isaac, 76 ans, a vécu une histoire d’une injustice révélant les conséquences de la casse du ferroviaire. En effet, alors qu’il voulait se rendre à Paris depuis la Bourgogne, ce dernier cherche à acheter son billet avec le prix (14€) que lui permet d’avoir sa carte de réduction. Il se rend à la gare mais le guichet est fermé. Aucun agent n’est là pour lui prêter assistance. Comble de l’ironie, l’automate, remplaçant l’agent dans son travail de vente de billet, est en panne ce jour-là.

Aucun moyen, donc, pour Isaac, d’acheter son billet à la gare. Sur Internet, le site de la SNCF ne lui permet pas d’obtenir la réduction, et ce dernier ne souhaite pas payer plein pot.

Il décide quand même de prendre son train, et de tout de suite aller voir les contrôleurs pour signaler son problème. Mais il ne trouve personne, et c’est dans la gare d’Auxerre que deux d’entre eux montent à bord du TER. Allant tout de suite leur expliquer la situation, ces derniers se montrent zélés et dressent une amende de 140€ à Isaac, qui s’était pourtant donné les moyens d’être en règle. « C’était humiliant de devoir décliner mon nom, mon prénom, mon pays de naissance… devant tout le wagon, comme si j’avais volé quelque chose, comme si j’avais quelque chose à me reprocher alors même que la SNCF ne m’a pas permis d’acheter mon billet » déclare Isaac au Parisien.

Le septuagénaire a demandé des explications à la SNCF qui a accepté d’abaisser son amende à 50€ (soit toujours 36€ de plus que le prix initial de son billet réduit : 14€) en le réprimandant au passage : « La règle, c’est qu’il faut un billet pour monter dans le train ». Autrement dit, même si la SNCF ne peut pas vous permettre d’être en règle, il faut que vous soyez en règle.

Outre le manque de compréhension évident des contrôleurs et le prix ahurissant de l’amende – 10 fois le prix du billet -, cette histoire montre très concrètement les conséquences des politiques néolibérales de casse de la SNCF.

Licencier et privatiser à tour de bras, diminuant les permanences des agents en les remplaçant par des machines qui se montrent défectueuses, n’aide en rien les petites gares qui se retrouvent comme des bâtiments abandonnés où les usagers peuvent avoir la surprise de ne pas pouvoir acheter un billet pour pouvoir prendre le train en toute quiétude.




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