^

Politique

Le Havre et Rouen

Seine Maritime. Blocages de ports, ronds points et zones industrielles ce 10 décembre

Au lendemain de la journée de mobilisation nationale du 9 janvier, au Havre et à Rouen, plusieurs secteurs stratégiques ont été bloqués, notamment les zones industrielles, la circulation et les ports.

vendredi 10 janvier

 Crédit photo : Paris Normandie 

Dans la foulée de la journée de mobilisation du 9 janvier, à Rouen et au Havre, en Seine Maritime, où la mobilisation est très forte depuis le 5 décembre, plusieurs blocages ont été organisés dans la ville. À la suite du processus "port mort" de 72 heures et au lendemain d’une journée de grève nationale, au Havre, plusieurs secteurs stratégiques des deux villes ont été bloqués, dont le port, entraînant la perturbation de celui-ci. Les manifestants ont aussi organisé un blocage de la circulation ainsi que plus en général des activités économiques de certains secteurs industriels.

Dès le matin, une partie de la zone industrielle a été bloquée, dont notamment le pont de Hode, le rond-point de Total, Jules Durand, les Ponts VIII et VII, la centrale EDF, un tunnel, le carrefour, CMA CGM, et d’autres encore.

À Rouen, comme la veille, le port autonome était ciblé. La CGT Dockers a annoncé un blocage du boulevard maritime mené dès 6 heures du matin par 70 dockers, selon Yann Mallet, secrétaire général.

En sortie de "Sud 3, au niveau de l’entreprise Beuzelin, on n’est pas loin de 130", a raconté Fabrice Lottin, secrétaire général CGT du Grand port maritime. "On a des camarades qui sont aussi au niveau du siège, du service territorial et la réparation navale. Tous les services annexes du port sont bloqués, aucun salarié ne rentre".

En conséquence, plusieurs secteurs ont dû mettre en arrêt leur activité, comme à l’usine Renault de Sandouville où les cars ne pouvaient pas déposer les salariés qui ont donc été appelés à rester chez eux. Ce fut le cas également sur le site de Lubrizol au Havre où, faute de relève du personnel, l’usine a dû déclenché son Plan d’Opération Interne (POI).

Selon un délégué syndical de la CGT Total Raffinage Pétrochimie, Thierry Dufresne, d’autres sites pourraient suivre par manque de pétrole.

Dans le bassin du Havre, les ronds-points de la raffinerie Total ainsi que le pont du Hode ont été ciblés par l’Union locale CT d’Harfleur, après 37 jours d’opposition au projet de réforme.

Quant à l’union locale du Havre, elle s’est établie place Jenner comme en décembre, empêchant ainsi la circulation du tram et des voitures.

Des Gilets Jaunes étaient également présents pour ces journées d’action. Le samedi 11 janvier est annoncé comme une journée d’action coup de poing.

À ce propos, du coté de la SNCF, Sandrine Gérard de l’UL CGT Havre, expliquait jeudi "On est dans la bonne dynamique pour entrer dans une lutte quotidienne". C’est d’ailleurs dans cette logique qu’une manifestation a été appelée à 16H ce vendredi.

Une assemblée générale s’est tenue en milieu d’après-midi pour décider de la suite des blocages de la zone industrielle.

Occupant une partie de la place Jenner, les manifestants ont ainsi fait interrompre la circulation des tramways sur la ville haute. Le tunnel Jenner a également été fermé à la suite de cette occupation.

Une assemblée générale s’est tenue en milieu d’après-midi pour décider de la suite des blocages de la zone industrielle.




Mots-clés

Dockers    /    Mouvement des retraites 2019-2020   /    Grève décembre 2019   /    Réforme des retraites   /    Rouen   /    Grève   /    Le Havre   /    Politique