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Solidarité avec le Bloc Lorrain, menacé de dissolution par l’Etat pour son combat contre « le capitalisme »

Association luttant contre le capitalisme et les violences policières, le Bloc Lorrain est menacé de dissolution par le ministère de l’Intérieur. En solidarité et contre les dissolutions arbitraires du gouvernement, tou.te.s dans la rue le 5 novembre, à 13h place Maginot à Nancy !

jeudi 3 novembre

Le Bloc Lorrain, une association nancéenne connue pour organiser des maraudes dans la ville de Nancy ou encore de Metz, est menacée de dissolution par le ministère de l’Intérieur. En cause ? Leur appel à… détruire le capitalisme ! Dans un courrier de dissolution adressé à l’organisation que nous avons pu nous procurer, le ministère de l’Intérieur reproche au Bloc Lorrain d’afficher « son rejet du pouvoir » et d’inciter « à la haine et à la violence ».

Le ministère de l’Intérieur cible son attaque envers le Bloc Lorrain sur des faits pour le peu surprenants. En effet, sur la base des publications du groupe, le gouvernement reproche au Bloc de vouloir pousser à la destruction du système capitaliste ou encore de dénoncer les violences policières. Pire, elle reproche même à l’association – fondée à la suite du très réprimé mouvement des Gilets Jaunes - de former des street-medics pour venir en aide aux manifestants blessés par des violences policières en manifestation. Pour le gouvernement, au travers des street-medics se développe « une véritable stratégie visant à professionnaliser vos membres et soutiens, à la manière d’une milice, en vue d’affrontement avec les forces de l’ordre, érigées comme cibles prioritaires de vos actions ».

Pour tenter de justifier cela, comme à son habitude, le ministère de l’Intérieur explique que le Bloc Lorrain aurait participé à plusieurs manifestations réprimées violemment, en allant jusqu’à même utiliser comme argument le fait que le Bloc Lorrain ne désavoue pas ses militants qui chantent des chants contre la police ! 
 
Une tentative de criminaliser une organisation qui a pour tort de se mobiliser contre le système, d’organiser des distributions alimentaires pour plus de 200 étudiant.e.s précaires, des actions écologistes comme l’organisation de ramassage de déchet, de light-offs, ou encore une action pacifique pour dénoncer la réouverture de la centrale à charbon Émile Huchet de Carling (Moselle). Bien entendu, le gouvernement ne fait pas étalage de ces faits pour prétexter sa dissolution. Il évite soigneusement de parler de ce type d’actions du Bloc Lorrain, comme de leurs nombreux voyages à Calais pour distribuer des vêtements chauds.

Cette attaque s’inscrit dans la continuité des dissolutions de plusieurs organisation comme le CCIF, Baraka City et d’autres tentatives de dissolution comme celle du collectif Palestine Vaincra de Toulouse, de Nantes Révoltée ou encore du Gale de Lyon.

Cette nouvelle offensive se rajoute au climat de criminalisation des militants écologistes, qualifiés par Darmanin d’éco-terroristes. Si celle-ci vise une association libertaire se revendiquant écologiste, altermondialiste et anarchiste, à travers cette offensive c’est l’ensemble du mouvement social qui est visé.

Face aux dissolutions de Darmanin, c’est l’ensemble des organisations du mouvement ouvrier qui doivent se mobiliser en solidarité avec le Bloc Lorrain et contre l’offensive liberticide du gouvernement : rendez-vous le 5 novembre place Maginot 13h à Nancy.

Signer la pétition contre la dissolution du Bloc Lorrain



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