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Soutenez les grévistes de Geodis Calberson à Gennevilliers : donnez à leur caisse de grève !

Les salariés de Geodis Gennevilliers sont en grève reconductible depuis le 17 octobre pour exiger des augmentations de salaires. Travailleurs précaires, souvent issus de l'immigration, ils montrent l'exemple face au mépris de leur direction. Pour les soutenir, donnez à leur caisse de grève !

vendredi 28 octobre

Crédits photo : Révolution Permanente

Donnez à la caisse de grève ici !

Depuis le lundi 17 octobre, les salariés de la filiale de la SNCF, Geodis, sont en grève reconductible sur le dépôt de Gennevilliers, avec près de 75% de l’effectif qui suit le mouvement. Alors que l’inflation a atteint 6,2% pour le mois d’octobre, ces travailleurs, qui ne touchent souvent pas plus que 1.400 euros par mois, revendiquent une augmentation de salaire de 150 euros pour toutes et tous, en plus de 100 euros pour les salaires les plus bas, et 1000 euros de prime vacances.

Travailleurs de la logistique, ces derniers subissent des conditions de travail difficiles. Leur métier consiste à transporter des colis qui peuvent aller jusqu’à 70 ou 80 kilos. Rien que depuis le début de l’année, le seul site de Gennevilliers a enregistré une centaine d’accidents du travail selon Hassan, délégué syndical CT Geodis Gennevilliers, qui raconte : « c’est un grève pour la dignité et contre la précarité ».

Mouloud, délégué syndical CGT, témoignait pour Révolution Permanente dans le même sens : « On ne parle pas de nos dos brisés, pas de nos articulations, de nos pieds et poignets broyés. C’est ça notre réalité. On nous demande pourquoi on est en grève, car on n’a pas le choix, on joue notre peau tous les jours ! On en a assez de ce mépris de classe, et on réclame notre dû ! Voilà notre message ».

En effet, alors que les salariés ont continué à faire tourner l’entreprise pendant la crise du Covid, mettant en danger leur vie, et qu’ils subissent aujourd’hui l’inflation de plein fouet, l’entreprise qui fait des millions de bénéfices (948 millions en 2021) est loin d’être reconnaissante. Bien au contraire, comme les grévistes l’expliquent dans le tract pour leur caisse de grève : « La diffusion des fiches de salaire des plus hauts responsables du groupe est venue alimenter un peu plus la colère : eux ils ont touché des primes d’objectifs annuels allant de 180 000 à 320 000 euros ».

A ce sujet, Mouloud nous expliquait sur le piquet : « Sans nous, ils n’ont pas de primes, sans nous, ils n’ont pas leurs belles voitures, sans nous, ils n’ont rien. On ne peut pas vivre avec un SMIC, il faut partager les richesses ! », posant ainsi la question de la répartition des richesses dans une période où le patronat engrange des bénéfices records sur le dos des travailleurs, et rappelant par la même occasion que, sans les travailleurs, l’économie ne tourne plus.

Ainsi, alors que les raffineurs ont mis sur le devant de la scène la question de l’augmentation des salaires et de la méthode de la grève reconductible comme moyen de lutte, ce phénomène s’étend à plusieurs secteurs, comme l’aéronautique, ou la logistique comme ici, à Geodis Gennevilliers. Secteur particulièrement précaire de notre classe, où la grande majorité des salariés sont issus de l’immigration, leur mouvement de grève reconductible et leur détermination à aller jusqu’au bout est un exemple pour l’ensemble des secteurs du monde du travail.

Face au mépris du patronat, c’est une nécessité de les soutenir dans leur combat qui, s’il est victorieux, sera une démonstration importante pour tous les secteurs qui cherchent à relever la tête face à l’inflation. Le meilleur moyen de les aider à tenir dans leur bras de fer est de donner à leur caisse de grève !

Plusieurs grévistes étaient d’ailleurs présents lors de la manifestation le 27 octobre afin de visibiliser leur lutte, mais aussi de militer leur caisse de grève auprès des manifestants.

Donnez à leur caisse de grève ici !



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