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Notre classe

Solidarité !

Soutenir les grévistes d’Onet-Airbus. Partager et participer à la caisse de grève !

Ce mardi 13 octobre, les grévistes d'Onet-Airbus à Toulouse entament leur 4ème jour de grève reconductible. Alors que la direction adopte une ligne dure, refusant en bloc toutes les revendications, il est important de partager et de participer à leur caisse de grève, pour ouvrir les voies de la victoire !

lundi 12 octobre

Cliquez ici pour accéder à la caisse de grève des Onet-Airbus !

Grève des Onet-Airbus, round 4 ! Face à la ligne dure de la direction, qui refuse obstinément toute négociation autour des revendications des grévistes, les salariés du sous-traitants aéronautique entament, ce 13 octobre, leur 4ème jour de grève reconductible. Une épreuve de force qui n’est pas sans rappeler le conflit de 2017, où la direction d’Onet avait également joué la carte du pourrissement et des tentatives de divisions des grévistes. Un bras de fer que les salariés avaient remporté, dans une grève dure et exemplaire, faisant ainsi plier la multinationale du nettoyage.

Bien entendu, comme dans toute grève reconductible, la question financière est le nerf de la guerre. C’est pourquoi les grévistes ont mis en place, ce 12 octobre, une caisse de grève et appellent à la solidarité. Nous demandons à l’ensemble de nos lecteurs d’y contribuer, et de la partager le plus massivement possible. C’est grâce à cette solidarité que les grévistes pourront maintenir le cap, et obtenir la victoire !

Ce 12 octobre, les Onet n’étaient pas seuls ! Ainsi, des travailleurs d’autres entreprises de l’aéronautique, membre de la coordination des travailleurs du secteur, des Gilets jaunes et des étudiants du Mirail ont rejoint les grévistes sur le piquet, dès 6h du matin. Eux aussi ont appelé à venir sur place pour apporter du soutien aux salariés en lutte, et à contribuer massivement à la caisse de grève.

Après le mépris, le silence et les manœuvres : la direction d’Onet joue la carte du pourrissement et la division

Après avoir refuser en bloc toutes les revendications vendredi dernier, et même procédé à un chantage éhonté en se disant ouverte à discuter de la réintégration d’une salariée menacée de licenciement à la condition expresse d’une reprise du travail, la direction d’Onet s’est, ce lundi, terrée dans le silence. Il faut dire que la manœuvre initiale, consistant à laisser passer le week-end pour voir si la mobilisation s’essoufflait, a été un fiasco. En effet, non seulement les salariés sont majoritairement en grève (137 grévistes sur 160 salariés), mais le piquet était tout aussi massif ce lundi que lors des deux premiers jours de grève. Mise sur la défensive, la direction d’Onet s’est donc renfermée dans ses bureaux, refusant même toute discussion ou négociation avec les grévistes. Une attitude qui a amené les grévistes à réclamer la démission de Boursin, le directeur de site concerné par la grève.

Mais la direction ne s’est pas arrêtée en si bon chemin. Ainsi, en plein piquet, les grévistes ont été informés que des laveurs de vitres avaient été réquisitionnés pour travailler sur la chaîne de l’Airbus A320 ! Une attitude totalement illégale, car ces travailleurs ne sont pas formés pour exercer le travail des salariés d’Onet-Airbus, n’ont ni les accréditations ni les compétences nécessaires pour exercer de telles tâches en toute sécurité. Ainsi, pour préserver ses profits et casser la grève, la direction d’Onet met en danger la vie de travailleurs !

Dans cette affaire, il est clair qu’Airbus lui-même est complice. Plus encore, alors que Toulouse a été placée ce 12 octobre en zone d’alerte maximale concernant l’épidémie de Covid19, les chaînes de montages ne sont, de fait, plus désinfectées depuis jeudi dernier !

C’est l’ensemble de ces raisons qui ont poussé les grévistes à hausser le ton. D’une part en appelant l’ensemble des salariés d’Onet dans l’aéronautique, au-delà des sites concernés par la grève, à rejoindre le mouvement. D’autre part en interpellant les salariés d’Airbus eux-mêmes face aux dangers épidémiques de la situation, en les appelant à faire exercer leur droit de retraits et à ne plus travailler sur des chaînes de montage qui ne sont pas désinfectées. Un appel à élargissement de la contestation donc, qui peut se résumer en une phrase : les grévistes d’Onet-Airbus sont prêts à aller jusqu’au bout, et à faire plier leur propre direction et celle d’Airbus !




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