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Politique

Manœuvre monopoliste

Suez/Veolia : Une OPA sur fond de massacre d’emplois

Depuis août Véolia a annoncé une grande manœuvre de rachat du groupe Suez. L’opération qui placerait le groupe en position de monopole sur la gestion de l’eau et des déchets, s’annonce être une immense casse de l’emploi et des services.

mardi 29 septembre

Depuis le mois d’août, Véolia a lancé une offre publique d’achat (OPA) pour s’emparer de Suez. Par cette manœuvre, Véolia deviendrait un groupe privé monopoliste sur le secteur de l’eau et des déchets, deux activités que soustraite la plupart des communes. Le plan consiste a racheter la quasi-totalité des parts de Suez détenu par Engie avant d’acheter le reste des actions. On parle ici de 3 milliards pour Engie et de 11 milliards pour le reste du Suez. Un plan d’envergure en pleine crise économique, qui va impacter les 90 000 travailleurs que compte le groupe Suez en France. La direction d’Engie quand à elle est ouverte à la négociations pour la vente de ses parts tandis que le reste de Suez a d’ores et déjà délocalisé le siège social de son ‘activité eau’ au Pays-Bas pour complexifié le rachat et temporiser la situation.
Le projet de Véolia contient plusieurs volets, notamment de se séparer des activités liées à l’eau, en le revendant au fond de gestion Merdiam. Évidemment, qui dit OPA dit « réorganisation » qui impliquera bien entendu des licenciements.
Les travailleurs de Suez s’oppose à se plan qui pourrait conduire la suppression de plusieurs milliers d’emplois. La coordination CGT du groupe Suez estime une diminution de 4300 ‘’a minima’’, un chiffre qui pourrait monter à 9300 suivant les activités dont Véolia se détachera ou non. Début septembre un premier débréyage a eu lieux, les travailleurs se sont a nouveau rassemblés aujourd’hui devant la tour Engie :

Il faut aussi noter qu’en pleine crise économique, les caisses des grandes entreprises ne semblent pas si vides que ce que l’on pourrait penser : qu’il s’agisse des milliards déployés par Véolia ou de ceux que devra déployer Suez pour rester indépendant. Ces capitalistes ont annoncés répercuter ces coûts sur les travailleurs en particulier dans un économique dégradé. Mais c’est aussi côté dividende que Suez à de ‘beau projet’, pour convaincre du plan de rachat ils ont annoncé une augmentation de 1 à 2 milliard d’euros supplémentaires pour 2021/2022.

Dans toutes cette manœuvre, les dizaines de milliers de travailleurs de l’énergie ne sont évidemment pas pris en compte. De plus, la déstabilisation engendré par le rachat peut causer des dysfonctionnement pour des activités aussi vitales que l’acheminement et le traitement des eaux et des déchets. Ces activités ne devraient plus être soumises à la prédation du profit, c’est une expropriation de ces monopoles qui doit s’imposer, avec une gestion remises aux travailleurs, pour que ces activités essentielles puissent se poursuivre en dehors de toute logique financières.

Crédit photo : Syndicat CGT Energies 33




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