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Politique

Résolution politique du CCR

Sur la rentrée sociale et politique : le début d’une contagion jaune ?

Ces 28 et 29 septembre s'est tenue la réunion de direction (Conseil Politique National) du NPA. Les militants du Courant Communiste Révolutionnaire, qui animent le site Révolution Permanente, y ont soumis la motion que nous relayons ici. Le texte n'a pas été adopté, mais nous continuerons à porter cette politique.

lundi 7 octobre

La rentrée sociale et politique se déroule dans un contexte particulier, marqué par le changement de situation ouvert par le mouvement des gilets jaunes et où, pris entre les contradictions structurelles de son projet et un début de radicalisation de certains secteurs du mouvement ouvrier, Macron va essayer d’imposer son acte 2, un changement de méthode visant à garder autant que possible le cap de sa politique. Mais il s’agit d’un pari risqué qui peut ouvrir des brèches importantes pour la lutte de classes et qui nous pose de ce point de vue des défis en tant que parti.

Rester « en marche » après les Gilets jaunes

Après quasiment une année blanche, stoppé par le soulèvement des Gilets jaunes, Macron compte démontrer qu’il est toujours « en marche » pour éviter le scénario d’une « chiraquisation » de son quinquennat en vue des présidentielles de 2022.

C’est dans ce sens qu’il ouvre deux fronts clés. Le premier est celui de la réforme des retraites, qui s’inscrit dans la continuité de son quinquennat et constitue une attaque historique contre le régime de retraite par répartition hérité du compromis d’après-guerre. Le second consiste en un saut dans sa politique xénophobe sur l’immigration, en rupture avec l’« humanisme » de façade que le macronisme avait pu afficher : remise en cause de l’aide médicale d’Etat (et du RSA maintenant), changement dans les modalités du droit d’asile, renforcement des reconduites aux frontières, Macron reprend le discours, la rhétorique l’extrême-droite et de la droite extrême. Avec cette offensive réactionnaire, il compte installer, bien avant l’heure, Marine Le Pen comme sa principale opposante à la prochaine élection présidentielle, tout en tentant de lui couper l’herbe sous le pied.

Course de vitesse pour consolider sa base sociale

Macron entame parallèlement une course de vitesse pour élargir son étroite base sociale, en s’appuyant sur un champ politique toujours en ruines. Pour cela, il développe un nouveau « en même temps » qui tient sur deux pieds. Le premier consiste à renforcer LREM comme le parti de l’ordre afin de consolider la base d’électeurs venus de la droite traditionnelle qui a été conquise aux européennes. En témoigne l’utilisation de la loi antiterroriste de 2017 pour le « maintien de l’ordre » le 21 septembre, une première depuis le début du mouvement des Gilets jaunes. Le second pied se situe du côté du « centre-gauche ». Il s’agit, sur fond de reconversion verte, de se défaire de l’image de « président des riches » dans l’objectif de reconquérir une partie de son socle électoral du premier tour de la présidentielle parti chez EELV et de toucher une partie de la jeunesse.

« L’acte 2 », faux remède et nouvelles contradictions

Mais la course de vitesse engagée par le macronisme est des plus incertaines. D’abord parce que les fondements de ce qui a ouvert la voie aux Gilets jaunes restent en place, les remèdes utilisés pouvant s’avérer non seulement inefficaces mais aiguiser de nouvelles contradictions. La remise au premier plan du « dialogue social » avec les « partenaires sociaux », vestige de l’ancien monde, ne peut être une solution de fond, d’autant moins après les Gilets jaunes. Plus encore, le hold-up programmatique de Macron sur la question de l’immigration pourrait ouvrir de nouvelles fissures au sein de la majorité présidentielle, comme on l’a vu avec la tribune publique de 35 députés LREM sur l’AME, qui a conduit à un recul relatif de Macron. Hollande en avait fait la douloureuse expérience autour de la déchéance de nationalité.

Début d’une contagion jaune ?

Par-delà ces contradictions, ce qui donne des sueurs froides au gouvernement, c’est surtout la multiplication des fronts sur le terrain de la lutte de classe (RATP, Gilets jaunes, climat), combinée à l’incertitude persistante sur le « maintien de l’ordre ».Qu’un dispositif équivalent au 1er mai, voire renforcé, soit mis en œuvre pour la manifestation du 21 septembre en est l’illustration. Que la journée de grève interprofessionnelle et de manifestation du 24 septembre à l’appel de la CGT soit quasi-revendiquée par les médias donne la couleur d’une rentrée sociale et politique assez particulière.

L’état d’esprit Gilet jaune et ses méthodes de lutte semblent commencer à faire contagion dans des secteurs du mouvement ouvrier mais aussi, chose nouvelle, dans le mouvement social comme celui sur le climat. Il s’illustre notamment dans l’attitude du mouvement des hospitaliers ou des travailleurs de la RATP vis-à-vis des négociations avec le gouvernement. Les miettes, comme le plan santé d’Agnès Buyzin, ne suffisent plus à déminer les conflits. Pour se faire entendre, le mouvement des hospitaliers radicalise son mouvement, en durcissant par exemple la grève en pleine été, ou encore en arrêtant le travail au moyen des arrêts-maladie. Pour les grévistes de la RATP, cela s’exprime par une interpellation claire et nette des bureaucrates syndicaux, par le refus de toute négociation et la revendication du contrôle du mouvement par la base. De même la mobilisation de secteurs comme les avocats et professions libérales, ou encore la radicalisation de certains secteurs écolos comme l’illustrent les actions des militants d’ANV COP21 le 21 septembre, traduisent ce phénomène. Pour se faire entendre, on va être plus vite tenté par des formes de radicalisation, par le refus de négocier, par des actions de rue non contrôlée, en générale par une action extra-institutionnelle.

Une offensive historique contre le régime de retraite par répartition

C’est dans ce contexte particulier que Macron lance le chantier des retraites qui constitue une attaque historique contre le régime de retraite par répartition hérité du compromis d’après-guerre.

La réforme des retraites de Macron relève d’une logique différente de celle des réformes qui l’ont précédée depuis trois décennies, Ce qui la guide n’est pas tant la logique de « réduction des déficits » que son caractère « systémique » visant à transformer de fond en comble le système actuel. Le cœur de la réforme de Macron est ainsi d’instaurer en 2025 un « régime universel » où « chaque euro cotisé donnera le même droit à pension pour tous ». Il supprimerait de fait les 42 régimes spéciaux.

Mais derrière la mise en place du système de retraite par points, ce qui se cache est en réalité un contrôle plus strict, réactif et mécanique des déficits sociaux. Dans le rapport Delevoye, cela se décline par la « règle d’or » qui piloterait le nouveau système en lui interdisant tout déficit. Elle prévoit que les comptes doivent être à l’équilibre tous les cinq ans. Des paramètres s’ajusteraient au fil des années, comme l’âge du taux plein qui serait modulé en fonction de l’espérance de vie, de la conjoncture économique ou encore de la part du PIB consacrée aux retraites – 14 % du PIB – qui à terme va diminuer.

Du système à points à la retraite par capitalisation

La réforme des retraites vise à terme à remettre en question la place centrale donnée actuellement au régime par répartition. Elle introduit une baisse toujours plus drastique du montant des pensions du « régime universel », ainsi qu’une nouvelle forme de précarité née de l’incertitude de la valorisation « au point ». La baisse et la précarisation des prestations vont à terme nécessiter un complément indispensable pour avoir une pension suffisante pour vivre. Le système vers lequel on se dirige est celui d’un régime de retraite par « répartition » géré par l’Etat qui garantirait un revenu insuffisant pour vivre, avec d’autre part la nécessité soit d’un revenu complémentaire pour les plus pauvres, soit d’une retraite par capitalisation pour ceux qui en auront les moyens.

C’est l’occasion d’ouvrir largement au capital, en France également, le marché juteux des retraites par capitalisation qui est aujourd’hui trusté par les fonds de pension anglo-saxons.

Concertations, division syndicale et corporatiste

Pour déminer le terrain, Macron a ouvert la voie à une année de discussion avec les « partenaires sociaux », en repoussant la présentation du projet de loi à la fin du premier semestre 2020, après les municipales. Il a dans le même temps fait un choix d’ouverture clair en direction de la CFDT, et désormais de l’appareil central de l’UNSA.

Sur le front de l’opposition à la réforme, les directions de la CGT et FO cherchent à faire pression sur Macron pour obtenir le statut d’interlocuteur. Avec comme instrument de cette pression un florilège de dates, mêlant une séquence d’appels à des grèves sectorielles et des journées de grève et manifestation interprofessionnelles « saute-mouton ». La stratégie de contention des bureaucraties syndicales se complète par la division caricaturale entre la CGT et FO, ainsi qu’une division corporatiste qui joue un rôle clé dans la politique de la confédération CGT à travers une ribambelle d’appels à des mobilisations sectorielles.

Un secteur d’avant-garde pour coaguler les luttes

Pour l’heure, s’il y une aspiration large au « tous ensemble », on ne voit pas encore se dessiner une mobilisation de masse. Du fait du calendrier annoncé par Macron comme de la stratégie d’émiettement des directions syndicales, la bataille des retraites doit être envisagée sur un temps relativement long.

Dans ce contexte, et avec l’attaque particulièrement brutale contre les régimes spéciaux, l’hypothèse qu’un secteur en particulier, en l’occurrence aujourd’hui la RATP, puisse devenir le moteur de la lutte et permettre d’agréger d’autres secteurs, est la plus vraisemblable. En travaillant à l’émergence d’une grève reconductible, tout en poussant les dynamiques d’auto-organisation, il s’agit de parvenir bousculer et déborder le calendrier fixé par les directions syndicales corporatistes.

Grève à la RATP et décembre noir : un point de bascule ?

La grève inédite depuis 2007 des travailleurs de la RATP pourrait constituer un point de bascule. Premièrement, parce qu’elle a remis au premier plan le mouvement ouvrier organisé dans des secteurs stratégiques et à sa capacité à bloquer la production, alors que certains avaient même fini par théoriser son dépassement par les Gilets jaunes. Deuxièmement, du fait de sa place stratégique, mais aussi symbolique par sa localisation des plus politiques à Paris, la grève reconductible annoncée à la RATP pour le 5 décembre pourrait constituer un point de jonction avec d’autres secteurs du mouvement ouvrier, comme premier wagon d’une locomotive à même d’entraîner un « tous ensemble » comme en 1995.

Le secteur de RATP présente aussi un condensé de contradictions qui, avec la pression de la base, pourraient ouvrir une brèche vers un mouvement d’ensemble. La conjonction particulière d’une attaque d’ampleur historique (régime spécial et ouverture à la concurrence), menée contre un secteur stratégique du mouvement ouvrier qui avait été globalement très passivisé par ses directions syndicales, mais qui s’est éveillé spectaculairement à la lutte avec des phénomènes d’auto-organisation, pourrait donner lieu, sur fond d’état d’esprit Gilets jaunes, à des processus de radicalisation capable de déborder les directions syndicales.

La très forte pression à la base de la RATP pousse ainsi les syndicats de l’entreprise à des contradictions croissantes avec les appareils centraux. C’est ce qu’illustrent notamment les dernières interpellations éloquentes du syndicat UNSA RATP envers l’UNSA nationale, revendiquant son autonomie, sa liberté d’action et d’expression, mais aussi le ralliement post-24 septembre de la CGT qui avait refusé d’apposer son logo sur le communiqué de l’intersyndicale.

Notre rapport au corporatisme : ni avant-gardisme ni suivisme

Face à la stratégie de pression pour obtenir des négociations des directions confédérales, il est nécessaire de continuer à taper sur le clou de la fin immédiate de toute négociation avec le gouvernement, combinée au mot d’ordre de retrait total de la réforme des retraites.

Dans le contexte de division des dates, notre politique ne peut se contenter de batailler pour un abstrait « tous ensemble » ou une très abstraite « convergence des luttes », ou de seulement dénoncer le « corporatisme » de la RATP en pointant des dates qui sont trop lointaines. Il s’agit de s’appuyer les possibilités d’enclencher une dynamique vers la grève reconductible, sans suivisme envers des directions corporatistes qui, en définitive, ne cherchent qu’à faire pression pour ouvrir de réelles négociations avec le gouvernement. Ni avant-gardisme, ni suivisme.

Notre logique doit être de voir les différentes grèves sectorielles comme de potentiels « foyers de radicalisation ». Dans la perspective d’un processus de grève illimitée, il nous faut préparer le terrain aux dynamiques d’auto-organisation qui seront clé pour que les travailleurs puissent être à même d’ouvrir un processus de débordement avec pour objectif d’entraîner une dynamique d’ensemble, comme en 1995 contre la réforme Juppé.

Développer des comités d’action et cadres interprofessionnels

Il s’agit, à partir de nos lieux d’implantation, d’œuvrer à la constitution de comités d’actions ou de cadres interpro qui permettraient aux travailleurs, aux Gilets jaunes et à la jeunesse de s’organiser à la base pour travailler à un plan de bataille rompant avec le morcellement imposé par les bureaucraties syndicales.

En s’appuyant sur les secteurs les plus mobilisés comme les salariés de la santé, mais aussi le noyau dur encore mobilisé des Gilets jaunes, de telles interpros permettaient d’agir comme moteur d’extension de la grève, d’entraîner d’autres secteurs dans la lutte et de soutenir les grévistes déjà en mouvement. Il s’agira de développer dans ces cadres un programme pour les retraites, intégrant non seulement la défense des acquis des régimes spéciaux mais leur généralisation à l’ensemble du monde du travail. Les meetings de convergences du 23 septembre ou les AG interpro du 24 ont été des initiatives positives, même s’ils sont restés limités, pour engager une dynamique dans ce sens.

Dans la même voie, le NPA pourrait appeler à des réunions publiques, avec des associations, des organisations politiques ou syndicales, en vue de constituer des comités dans les quartiers, lieux de travail et universités, pour imposer le retrait total de la réformes des retraites et construire le « tous ensemble » en s’appuyant sur la bataille ouverte par les travailleurs de la RATP.

Quels discours explicatif contre la réforme des retraites ?

Si, selon un sondage, seuls 44 à 47 % de la population s’opposent à la réforme, l’appréciation qui en est faite demeure incertaine tant le projet apparait encore flou et le gouvernement tente de déminer le terrain. Dans cette situation, les explications sur le fond de la réforme joueront un rôle déterminant dans les semaines et mois à venir, comme cela avait été le cas pour la réforme de 2010.

Le premier axe est d’expliquer que le système par points prépare une baisse généralisée des pensions de retraite. C’est une attaque historique contre le salaire différé et socialisé, et contre le principe de solidarité. L’indexation des retraites sur des critères qui seront fonction d’une « règle d’équilibre budgétaire » prépare une baisse généralisée.

Le second est de mettre en exergue ce qui constitue le cœur de la réforme, à savoir le système par points. Face au discours gouvernemental qui parle d’« équité » et contre le discours de la CGT qui ne fait que défendre l’existant, il nous faut démontrer que « si le système actuel est injuste, le système par points le sera encore plus ». Comme illustration, les espérances de vie d’un ouvrier et d’un cadre n’ont rien « d’universelles » : il y a 10 années de différence. De même pour la précarité des femmes, avec des carrières souvent hachées, ou encore celle de la jeunesse. Loin de résoudre ces inégalités, le système par points va les creuser.

L’incertitude sur le montant de la retraite qui sera allouée à chacun est une autre question clé. Cette incertitude est un élément de la réforme qui possède quasiment une portée idéologique, dans le sens où elle généralise le sentiment de précarité pour les plus pauvres, tout en poussant à investir individuellement dans une retraite par capitalisation afin d’avoir une pension décente. Il en va de même avec la menace de devoir travailler pour toute sa durée de vie en bonne santé, puisque dans le cadre de la retraite par points, l’âge de départ pourrait être augmenté mécaniquement notamment en fonction de l’espérance de vie.

Pour construire les convergences, la question des retraites doit être posée, loin de tout corporatisme, comme une question de société. De la machine à fabriquer des pauvres à la précarité généralisée sur le terrain de la retraite et de la fin de vie, jusqu’à la destruction de l’avenir des générations futures, il s’agir de développer sur le terrain idéologique un discours sur l’avenir que l’on veut construire. C’est aussi ce qui permettra de construire des ponts vers la convergence, en lien avec les préoccupations des Gilets jaunes et la question du pouvoir d’achat, de la jeunesse aux secteurs les plus précarisés de la classe ouvrière.

Axes de programme

En termes de revendications, il nous faut développer un programme visant à unifier l’ensemble du monde du travail et la jeunesse. Il devrait ainsi intégrer, comme mesures d’urgence dans un moment où l’espérance de vie en bonne santé se réduit (autour de 63 ans en moyenne), les revendications de 60 ans maximum à taux plein, 55 ans pour les ouvriers et les emplois pénibles, sans conditions d’annuités ni augmentation des cotisations.

Dans ce sens, plusieurs propositions :
-  Il faut en finir avec le chômage de masse, mais c’est exactement l’inverse que produit un recul de l’âge de départ à la retraite, que ce soit par introduction d’un âge pivot, par l’augmentation du nombre des trimestres travaillés ou celle du montant cumulé des cotisations. Obliger les plus de 60 ans à se tuer au travail, c’est en effet fermer la porte aux jeunes de moins de 25 ans dont plus d’un quart est aujourd’hui au chômage. Contre le chômage de masse, il faut réduire le temps de travail pour travailler tous et toutes avec maintien du salaire.
-  Il faut aussi augmenter les salaires directs, par la hausse du SMIC à 1800 euros, l’égalité salariale immédiate entre hommes et femmes.
-  Alors que les records de dividendes explosent, que Delevoye reçoit un salaire plus sa retraite et qu’ils nous tuent à la tâche, le patronat doit payer à travers ses cotisations sociales.

Notre politique pour les municipales

Alors que la situation politique reste marquée par la crise de représentation, dont LREM pourrait cette fois pâtir comme certains des derniers sondages le suggèrent, que la débâcle de la gauche réformiste se poursuit et apparaît sans issue, que même affaibli le mouvement des Gilets jaunes se poursuit après avoir conquis une forte assise locale, et que de nouveaux foyers de radicalité se multiplient, l’affirmation politique des révolutionnaires à l’échelle nationale comme municipale est plus que jamais indispensable.

C’est pourquoi le NPA doit se préparer à présenter aux municipales de 2020 des listes anticapitalistes et révolutionnaires, qui soient à la fois les plus nombreuses et audibles possible. Pour cela, il lui faudra aussi rechercher des alliés, en s’adressant au reste de l’extrême-gauche, aux gilets jaunes qui ont évolué vers l’anticapitalisme, aux travailleurs en lutte, aux militants des quartiers et aux étudiants mobilisés, sur la base d’un programme anticapitaliste en lien avec les luttes actuelles, les revendications du monde du travail et la question climatique. Affirmer un projet politique radical et émancipateur est dans la situation une tâche capitale.




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