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Culture et Sport

Poème

Symphonie en espoir majeur

Nous publions ci-dessous le poème d'une lectrice.

mardi 27 août

Tout cela ne date pas d’hier,
tu vois Malik, ça continue ! Violences, répressions policières,
les cafards tabassent, tirent à vue.

En sortant de ton club de jazz, deux voltigeurs t’ont attrapé,
ils n’aimaient sur’ment pas ton blaze,
ils t’ont matraqué, t’ont tué !

Le même jour un inspecteur saoul,
sort son flingue et tire sur Abdel,
une balle qui l’a mis à genoux. "Saoulflic" lui a coupé les ailes.

Police qui course Zied et Bouna ,
dix-huit heures douze Clichy dans l’ noir,
trop tard, Delta, Charlie, Delta,
pour Zied, Bouna, il est trop tard.

Pour avoir dit "STOP" au barrage,
Remi Fraisse a été visé,
non sans violence, pas moins sans rage,
grenade, soit disant mal lancée !

A toi, Adama Traoré,
chopé, emm’né au comico,
les cafards t’ont bien explosé.
s’ sont crus dans un jeu vidéo !

Zineb en fermant sa fenêtre,
prenait une balle, enquête bâclée,
mais quelle pourriture faut’ il être,
pour tirer sur une "Mamané" !

Nuit d’été parsemée d’espoir, violence au rythme du Sound Système,
ils t’ont poussé Steve, dans la Loire,
shoot lacrymo, en théorème.

Toutes les âmes que j’ai pas nommées,
butées par tous ces salopards, assassinées, et oubliées,
justice rendue par des tocards.

Alors, vous raclures de l’état,
ne pensez pas vous en tirer,
vous les rognures, les petits bras,
un jour prochain vous payerez.

Qu’un jour ou l’autre, sans crier gare,
d’avoir agi comme des pourris, vos corps se couvriront d’escarres,
grignotant cette chair qui pourrit.

Qu’il n’y aura jamais d’oubli,
qu’il n’y aura jamais de pardon,
que les cafards et leurs amis,
de cette violence en crèveront.

Locataires de cette terre tristesse,
terre furoncle emplie d’exactions,
tous nos poings se levent et se dressent,
armés pour la révolution.

Tamalou ?