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Syndrôme de Kawasaki. Mort d’un enfant de 9 ans ayant été en contact avec le Covid-19

Le nombre de cas des enfants présentant le syndrome de Kawasaki lié au virus en France est passé à 125 depuis le 1er mars. Ce vendredi, un premier enfant est mort. Âgé de 9 ans, les tests sérologiques montrent qu’il a été en contact avec le virus sans en développer les symptômes.

vendredi 15 mai

Crédits photo : UNICEF/Shiraaz Mohamed

Après 7 jours d’hospitalisation, un garçon de 9 ans est mort ce vendredi à l’hôpital de La Timone à Marseille, où il a été transporté d’urgence suite à un malaise grave avec un arrêt cardiaque rapporte Le Parisien. Même si la victime n’a jamais manifesté les symptômes liés au coronavirus, l’agence Santé publique France affirme, dans le bulletin publié le jeudi 14 mai, que le test sérologique de l’enfant vis-à-vis du Covid-19 était positif, c’est-à-dire qu’il aurait été en contact avec le virus.

Les symptômes de l’enfant correspondaient à ceux de la maladie de Kawasaki, qui touche les nourrissons et les enfants, et se manifeste par une fièvre prolongée, une inflammation des muqueuses, des douleurs abdominales, des éruptions cutanées, conjonctivite et le gonflement des ganglions lymphatiques.

Ces dernières semaines, plusieurs pays ont signalé des cas d’enfants présentant ces symptômes, étroitement liés au coronavirus. En effet, l’agence Santé publique France a alerté sur « l’émergence, en lien avec l’épidémie de COVID-19, d’un syndrome inflammatoire sévère chez l’enfant avec atteinte cardiaque ». L’agence explique qu’elle a été informée « le 27 avril 2020 par un groupe de pédiatres de l’identification de cas de myocardite avec état de choc cardiogénique survenus en Île-de-France chez des enfants avec une infection COVID-19 récente. Les symptômes présentés faisaient penser à ceux de la maladie de Kawasaki, mais avec une note inflammatoire et myocardique beaucoup plus marquée ».

Ainsi, toujours d’après Santé publique France, « au 12 mai 2020, 125 signalements de maladies systémiques atypiques pédiatriques confirmés ou suspectés d’être en lien avec le COVID-19 et survenus depuis le 1er mars 2020 ont été rapportés, et soixante-sept cas (54 %) ont concerné des filles. […] Un séjour en réanimation a été nécessaire pour 65 enfants et en unité de soins critiques pour 25. Les autres enfants ont été hospitalisés en service de pédiatrie ». La région d’Île-de-France est la plus touchée, comptabilisant 73 cas.

Loin de comprendre la gravité de la situation, le gouvernement cherche à nous convaincre que les enfants ne courent pas de risques en étant exposés au Covid-19, pour justifier l’absence de mesures de protection et pour ouvrir les écoles à tout prix, ayant comme seul objectif de libérer les parents pour qu’ils aillent travailler. C’est en ce sens que de nombreux professeurs et personnels d’éducation alertent sur le manque de garanties sanitaires préalable à la réouverture des écoles et dénoncent la volonté du gouvernement des faire une "garderie pour le MEDEF". Tandis que Blanquer affirme cyniquement qu’il y a « plus de risque chez soi qu’à l’école », il est de plus en plus évident que la réouverture des écoles, sans matériel de protection efficace, avec le coronavirus encore présent dans une grande partie du territoire, et sans la garantie de tests pour tous, ne mènera qu’à une multiplication de ce type de drames terribles et révoltants.




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