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Notre classe

Souffrance au travail

Tentative de suicide d’un travailleur à PSA Poissy

Ce 26 juin, au matin, un travailleur a tenté de mettre fin à ses jours, après la tournée de l’équipe de nuit. Suite à une mutation forcée dans une équipe qu'il n'avait pas choisie, ce salarié désespéré est monté sur une passerelle de l'atelier en menaçant de se jeter dans le vide. Les pompiers arrivés in extremis ont pu le dissuader de passer à l'acte.

mardi 30 juin 2015

Un acte isolé ?

Les mutations disciplinaires, les brimades, ou la peur de perdre son emploi, conduisent certains salariés vers la voie la plus terrible, celle de se supprimer, plutôt que de continuer à accepter les postes les plus difficiles, et la souffrance au quotidien. Après nous avoir détruits, ils nous poussent à la mort. En plus de l’exploitation au quotidien, la direction, dont la politique vise à augmenter ses profits, ne cesse de baisser les effectifs, et ce par tous les moyens, provoquant y compris la mort d’ouvriers. Non, ces cas ne sont pas isolés, à PSA Mulhouse ce sont cinq suicides sur une période de trois semaines qui ont eu lieu en 2007.

Une politique de destruction massive contre les ouvriers et leur famille

L’exploitation capitaliste a pour seul but de nous faire cracher de la plus-value sur les chaînes de montage. Pour cela, tous les moyens sont bons pour y arriver, y compris le terrorisme patronal, dont l’objectif est d’augmenter la pression sur les travailleurs, afin de les obliger à tenir la charge. C’est aussi la chasse aux malades, alors que la plupart des maladies sont dues à la dureté des conditions de travail, qui nous ont démoli la santé. La médecine du travail, elle, collabore bien souvent et activement avec le patron, et évite ainsi de mettre les salariés en poste aménagé ou les déclarent inaptes à tout poste.

Restructuration et destruction des capacités de production

A tout cela, s’ajoute sur tous les sites du groupe PSA, des suppressions d’emplois, en se séparant de branches entières de la production, comme les expéditions de véhicules neufs que la direction veut vendre à GEFCO. Et bien d’autres projets sont encore dans les cartons. Chaque salarié est dans la ligne de mire. Dès que tu ne marches pas dans les clous, tu risques des sanctions, des jours de mises à pieds, ou même le licenciement. Cela fut le cas pour un salarié qui a été convoqué pour un entretien pour un "vol" d’une paire de gants, mais devant la mobilisation des travailleurs la direction n’a pas osé aller jusqu’au licenciement.

Besoin d’une réaction d’ensemble contre toutes les attaques

A chaque fois que l’on s’attaque aux ouvriers, c’est à tous les ouvriers que le patronat s’en prend. Et c’est bien, ensemble que nous pouvons les faire reculer. Les suppressions d’emplois ne sont pas une fatalité, les profits dégagés doivent servir à embaucher les travailleurs précaires en CDD ou en Intérim, mais aussi à créer des postes de travail pour ne plus perdre notre vie à la gagner. Comme on le lit sur les slogans, sur les chaînes on crève de trop de boulot alors que, dehors des millions de travailleurs crèvent de ne pas en avoir.

30/06/15.




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