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Jeunesse

Discrimination politique à la fac !

Tolbiac : les étudiants mobilisés empêchés par la sécurité privée de passer leurs partiels

Des étudiants mobilisés ou identifiés comme tels ont été empêchés de rentrer sur la fac ce lundi, premier jour des examens à Tolbiac. En plus de la répression administrative et policière, les étudiants sont désormais victimes de discrimination en lien avec leur opinion politique.

lundi 24 février

Ce matin, alors que plusieurs AG d’UFR avaient voté l’annulation et qu’une petite frange d’étudiants avaient prévu d’organiser un blocage, dès l’aube, à l’appel de la direction, se tenait devant l’université une sécurité privée renforcée par la présence de nombreux policiers.

C’est dans ces conditions que la direction de l’université et sa sécurité, main dans la main avec la police, ont fait le choix de ne laisser rentrer dans l’université que les étudiants supposés non militants, essayant d’identifier quels étudiants étaient susceptibles d’avoir participé à la tentative de blocage. Pendant plusieurs heures, il a été interdit à une cinquantaine d’étudiants, repérés, par la sécurité, comme les étudiants mobilisés de rentrer dans l’université ou même de se rendre à leurs partiels !

Si les étudiants avaient malheureusement déjà connu la présence policière et le gazage, ainsi que le contrôle à chaque entrée de la fac par la sécurité privée, cette fois-ci la politique de l’administration, épaulée par la police, consiste à identifier les potentiels "agitateurs" pour les empêcher d’accéder à la fac .

Effrayé de potentiels blocages des examens, qui se tiennent dans cinq centres différents et sans semaine préalable de révision, la présidence de l’université, se revendiquant pourtant du progressisme dans les médias, n’a pas hésité à user de la force répressive et d’une politique de discrimination pour motifs politiques à l’égard de certains élèves. Une politique qui interroge sur les méthodes de fichage des étudiants, aux vues du tri opéré par la sécurité entre mobilisés et étudiants "lambdas".

Face à la colère d’étudiants, n’acceptant pas cette interdiction de rentrer dans leur université pour se rendre en cours ou aller composer pour leurs partiels, la sécurité a même affirmé qu’elle empêcherait ces étudiants de rentrer en cours tant qu’elle serait en service. Une menace qui fait écho à la politique de répression que cette sécurité privée est chargée de mener sur la fac depuis qu’elle a été embauchée par la présidence l’année dernière, pour contrer les départs de mobilisation étudiante.

Cette répression qui s’abat sur les étudiant mobilisés depuis quelques mois à Tolbiac, s’inscrit dans un climat global que l’on retrouve dans les autres universités, sur les lycées ou sur les piquets. Nous ne pouvons accepter ces attaques liberticides criminalisant les étudiants mobilisés, peu importe les actions et tentatives de blocage qui peuvent leur être imputés. Face à cette répression scandaleuse, il convient de réagir en réaffirmant le combat pour une université ouverte à tous et toutes, et une opposition ferme à la répression s’abattant sur les étudiants.




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