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Jeunesse

Tolbiac : les étudiants mobilisés toujours interdits d’entrer dans leur fac… et fichés ?

Alors qu’hier des étudiants mobilisés avaient été empêchés d’entrer sur leur fac, aujourd’hui un filtrage a été mis en place. La sécurité a ainsi contrôlé et empêché des étudiants associés à la mobilisation d’accéder à la fac et de participer à un comité de mobilisation personnels-étudiants. L’interdiction d’entrée pourrait reposer sur un fichage…

mardi 25 février

Crédits photo : Twitter : Commune Libre de Tolbiac

Lundi les étudiants mobilisés de Paris 1 s’étaient vu refusé l’entrée dans leur fac, suite à une tentative de blocage avorté, la répression a continué hier, mardi. Toute la journée, les étudiants associés de prêt ou de loin à la mobilisation sur la fac ont fait l’objet d’un contrôle spécifique visant à les empêcher d’accéder au Centre Pierre Mendès-France dit « Tolbiac ».

Alors qu’un Comité de Mobilisation devait avoir lieu sur la fac en vue de la préparation de la journée du 5 mars, date nationale de mobilisation dans l’enseignement supérieur, plusieurs étudiants ont ainsi été empêchés d’entrer dans la fac. Les informations recueillies auprès des vigiles chargés d’appliquer la mesure laissent supposer qu’un fichage des étudiants aurait été effectué, et qu’au moins une vingtaine d’étudiants seraient concernés par une interdiction d’accès au centre.

Si une partie des étudiants ont fini par réussir à entrer dans la fac en fin de journée après près d’une demi-heure de négociations, le Comité de Mobilisation prévu s’est interrompu vers 20h pour aller soutenir une étudiante bloquée à l’extérieur. Après que des professeurs aient demandé des explications, la direction du centre est descendue mais a refusé de donner de justification. Quelques minutes plus tard, la police a rejoint les vigiles pour repousser étudiants et professeurs avant que la sécurité ne décide de fermer l’université.

Une situation qui s’inscrit dans une dynamique répressive globale sur le Centre Pierre Mendès-France qui n’hésite pas à investir de fortes sommes pour embaucher une armada de vigiles, à appeler la police pour empêcher les étudiants de se mobiliser et désormais à, probablement, ficher les étudiants mobilisés pour restreindre leur liberté d’accéder à leur université. Une politique qui n’est pas sans résonner avec la volonté récente de l’Université de Paris de faire contrôler les réunions étudiantes par la Préfecture et de limiter la liberté d’expression.

Etudiants et personnels mobilisés de Paris 1 n’entendent pas en rester-là et souhaitent monter un dossier de référé liberté pour attaquer la fac et sa politique répressive injustifiable.




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