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Notre classe

Grève à Granpuits

Total. Contre le plan de suppressions d’emplois, les travailleurs de Grandpuits entrent en grève

Depuis plusieurs semaines, les travailleurs de Grandpuits commencent à se mobiliser pour s'opposer au PSE qui prévoit de supprimer 700 emplois. Après une première AG la semaine dernière, les travailleurs se sont à nouveau réunis aujourd’hui et ont voté la grève pour le lendemain. Mais, face au refus de la direction d’accepter la mise en œuvre des modalités de grève nécessaires vu la nature du site classé Seveso "seuil haut", les ouvriers ont décidé de lancer la grève et l'arrêt des expéditions en dès 14h aujourd'hui.

lundi 12 octobre

La semaine dernière, plus de 200 travailleurs de Grandpuits étaient réunis en AG pour discuter du futur plan de bataille à déployer contre le projet de Total de fermer les unités de raffinage sur le site qui entraînerait des centaines de suppressions d’emplois. Ce jour-là, des travailleurs de différents sites, confrontés à des plans sociaux par le passé, étaient présents pour faire part de leur expérience et, notamment, de la nécessité de construire le rapport de force face à l’entreprise.

Dans la continuité de cette première AG, une nouvelle assemblée générale s’est tenue cet après-midi à Grandpuits. Pour l’occasion, ce sont à nouveau près de 200 travailleurs du site qui étaient réunis. A l’ordre du jour, la venue, le lendemain, de Michel Charton, directeur raffinage Europe de Total, et de Bernard Pinatel, directeur général raffinage-chimie de Total. Afin de montrer la détermination des salariés à s’opposer au PSE qui prévoit la suppression de 200 emplois Total sur le site et menace 500 sous-traitants de licenciement à Grandpuits, l’AG a voté la grève pour le lendemain par le blocage des expéditions en camion et pipeline.

Or, alors qu’après l’AG les délégués syndicaux CGT étaient allés à la rencontre de la direction afin de lui donner les consignes d’arrêt des expéditions - une démarche technique obligatoire au vu de la nature de l’activité de la raffinerie de Grandpuits, classée Sévso « seuil haut » – celle-ci a choisi elle aussi d’aller au rapport de force en refusant de les écouter. Une démarche qui conduit directement à nier le droit de grève des travailleurs de Grandpuits.

Face à ce refus de la direction, les travailleurs ont décidé de se mettre immédiatement en grève. Ainsi, les relèves des équipes de l’après-midi n’ont pas eu lieu, et les salariés entendent tenir la grève jusqu’à demain en l’assortissant d’un blocage des expéditions en camion. Une grève de 24h qui pose la première pierre de la bataille de Grandpuits pour construire le rapport de force contre le les 700 suppressions de poste sur le site.




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