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Notre classe

Manifestation de la fonction publique

Toulouse. 5 000 personnes ont défilé ce mardi

Correspondant Ce mardi 26 janvier, une journée de mobilisation nationale de la fonction publique était décrétée. A Toulouse, 5 000 personnes ont défilé pour s'opposer à la réforme du collège et dénoncer la casse systématique du service public.

mardi 26 janvier 2016

A Toulouse, les manifestants ont répondu à l’appel unitaire des organisations syndicales CGT, FO, FSU et Solidaires afin de dénoncer le gel du point d’indice des fonctionnaires depuis 2010 et la dégradation des conditions de travail dans le service public. De nombreuses organisations, politiques et associatives, ont également appelé à battre le pavé pour s’opposer à la politique pro patronale du gouvernement Hollande.

Parmi les 5 000 participants, selon les organisateurs, on comptait notamment les enseignants qui se battent depuis neuf mois contre la réforme du collège. Leurs collègues du lycée avaient aussi fait le déplacement pour réclamer l’amélioration de leurs conditions de travail et ce dès la rentrée prochaine. Le cortège, où les banderoles étaient omniprésentes, relayait les différentes luttes localisées sur chaque établissement et/ou entreprise.

Les déclarations du gouvernement sur la prolongation de l’état d’urgence, la récente condamnation des Goodyear ou encore les provocations d’Emmanuel Macron (pour qui les entrepreneurs souffrent parfois plus que les salariés) étaient présentes dans tous les esprits. Alors que, dans la ville rose comme partout en France, est lancé un appel national à manifester contre l’état d’urgence, sa constitutionnalisation, et la déchéance de nationalité, cette manifestation de la fonction publique sonne comme une première réponse du mouvement social à la politique du gouvernement. Ce dernier, engagé dans une escalade répressive et autoritaire, comme en attestent les expulsions à Notre Dame des Landes, la condamnation à de la prison ferme des salariés combatifs de Goodyear ou encore, par la volonté de prolonger de trois mois supplémentaires l’état d’urgence, semble plus que jamais déterminé à maintenir sa politique pro patronale. En ce sens, les mobilisations de ce mardi peuvent être le point de départ d’une riposte de la jeunesse et du monde du travail, ancrée dans un mouvement massif dont la prochaine échéance aura lieu ce samedi ... et au-delà.




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