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Toulouse. De nouveau, deux Gilets jaunes condamnés à de la prison ferme après l’acte 31

Venant s’ajouter à la quarantaine de condamnations ayant déjà été prononcées à Toulouse depuis le début du mouvement, après l’acte 31, deux gilets jaunes ont été condamnés en comparution immédiate à 3 et 6 mois de prison ferme. Après la répression policière, la répression judiciaire.

mercredi 19 juin

Crédits Photo : Valentin Belleville/Hanslucas/AFP

Quelques milliers de Gilets jaunes foulaient le pavé pour cet acte 31 à Toulouse, alors qu’un appel national à s’y rendre circulait. Si les canons à eau, LBD, et autres lacrymo sont devenus habituels, de nouvelles scènes filmées de violences policières avaient fait le tour des réseaux sociaux : on peut notamment y voir les forces de répression tenté d’interpeller un Gilet jaune qui s’était réfugié en terrasse d’un bar et gazer toute les clients.

Au total, ce sont 2 blessés, 17 interpellations avec garde-à-vue et 5 verbalisations pour interdiction de manifestation place du Capitole qui ont été recensés. C’est bien cette escalade répressive, avec des méthodes plus mobiles et violentes appliqués pendant le mouvement, que Castaner est en train de sanctifier dans son « séminaire de travail sur les méthodes du maintien de l’ordre en France », spécialiste en la matière. Et pour mettre à mal la contestation, après la répression policière vient la répression judiciaire.

Deux Gilets jaunes ont été condamnés à 3 et 6 mois ferme de prison et interdiction de manifester, en comparution immédiate. Ce sont aujourd’hui plus d’une quarantaine de Gilets jaunes qui à Toulouse, ont été mis derrière les barreaux pour avoir manifesté.

Ce que rapporte La Dépêche, c’est que le premier homme condamné le serait au motif qu’il aurait été alcoolisé, aurait fait des doigts d’honneur et aurait jeté un pavé sur les CRS – « C’était un gobelet ! Les CRS étaient à 200 mètres, je ne suis pas un surhomme, je ne les ai pas touchés » rapporte-t-il. Le deuxième, « Poursuivi pour dissimulation de visage et pour participation à un groupement formé en vue de la préparation de violence, il a été condamné à 6 mois ferme avec maintien en détention ». Dans les deux cas, la même volonté de criminaliser les manifestants en collant les allégations qui les arrange pour se faire.

Si le gouvernement se réjouit d’un essoufflement numérique du mouvement des Gilets jaunes et compte bien continuer dans sa voie répressive, il est certain qu’il n’arrivera pas de sitôt à détruire l’un des acquis centraux de ce mouvement : celui du dévoilement au grand jour de la véritable fonction de sa police et sa justice.




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