^

Genres et Sexualités

Les femmes en première ligne

Toulouse. Des centaines de femmes en gilets jaunes crient leur colère !

A Toulouse, près d'un millier de femmes Gilets Jaunes ont répondu à l'appel à manifester ce dimanche, et ont défilé derrière une banderole où était écrit « Précarisées, discriminées, révoltées : les femmes en premières lignes ».

lundi 7 janvier

Crédits photo : Révolution Permanente

Toulouse a été l’une des premières villes à répondre à l’appel national visant à organiser des manifestations de femmes Gilets Jaunes dans tout le pays, ce dimanche 6 janvier. Dans la ville rose, où les Gilets Jaunes se structurent en aAsemblée Générale et en commissions depuis plusieurs semaines, un groupe de travail s’est attaché à organiser cet événement inédit depuis le début de la mobilisation.

Le rendez-vous était donné place Arnaud Bernard, et ce sont environ 800 femmes qui ont défilé derrière une grande banderole où était écrit « Précarisées, discriminée, révoltées, les femmes en premières lignes ».

Ce que ce type de manifestation cherche à visibiliser, c’est précisément que les femmes sont nombreuses parmi les Gilets Jaunes, à se battre contre la vie chère, contre Macron et son monde. Car si les femmes sont les premières touchées par la précarité, assumant souvent seules l’éducation des enfants et une majeure partie des tâches ménagères tout en jonglant avec des emplois à temps partiels ou sous-payés, elles sont de aussi celles qui ont le moins à perdre et tout à gagner dans les luttes.

C’est cette colère que les femmes Gilets Jaunes ont crié dans les rues de Toulouse, dans un cortège très dynamique, au son de « Macron démission » ou encore « Macron t’es foutu les femmes sont dans la rue ». La manifestation a d’abord pris la direction du Monument aux morts à François Verdier. Une minute de silence a été faite en hommage à l’ensemble des personnes mortes, blessées et mutilées depuis le début de la mobilisation. Puis les manifestantes se sont rendues dans l’hypercentre, jusqu’à la place du Capitole, en déjouant les tentatives des forces de répression de nous barrer la route de cette place centrale toulousaine.

Le dispositif répressif était encore une fois impressionnant et certaines manifestantes n’ont pas hésité à aller interpeller directement des CRS, rappelant les nombreuses victimes de la répression qu’ils ont à assumer.

Parmi les nombreux chants et slogans, une référence commune, celle de grands événements historiques où les femmes ont pris le devant de la scène politique, initiant des révoltes qui ont mené à des révolutions, que ce soit en 1789, en 1871 lors de la Commune de Paris ou encore en 1917 en Russie.

Pour reprendre les mots de Jules Vallès à Propos de la Commune, affichés sur l’événement Facebook de la marche : « Des femmes partout. Grand signe. Quand les femmes s’en mêlent, quand la ménagère pousse son homme, quand elle arrache le drapeau noir qui flotte sur la marmite pour le planter entre deux pavés, c’est que le soleil se lèvera sur une ville en révolte »

Un rendez-vous qui appelle d’autres, puisqu’une marche de femmes est d’ores et déjà annoncée pour dimanche 13 janvier à Toulouse.




Mots-clés

Gilets jaunes   /    Toulouse   /    Genres et Sexualités