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Notre classe

Soignants en colère

Toulouse. Le droit de manifester des soignants encore une fois bafoué !

Suite à l’appel national de 9 organisations syndicales et collectif, le secteur de la Santé s’est mobilisé dans les rues de Toulouse pour se faire entendre. Mais c’était sans compter l’arrêté de la préfecture, les réquisitions massives et le dispositif policier mis en place, qui avaient pour but de décourager nos soignants. Mais ces derniers sont plus que jamais déterminés et en colère pour réclamer plus de moyens et de reconnaissance !

jeudi 21 janvier

9 organisations syndicales et collectifs ont appelé la Santé à se mobiliser ce jeudi 21 janvier partout en France. A Toulouse, l’appel a été entendu et suivi, malgré la volonté de la part de la préfecture et de la direction du CHU d’étouffer la manifestation, par un arrêté publié le jour-même, un gros dispositif policier et une réquisition massive du personnel, sous couvert de Covid-19. En effet, dans la matinée le préfet a décidé de couper la manifestation à l’entrée du centre-ville, sous prétexte des soldes… Et de l’autre côté, beaucoup de soignants ont été réquisitionnés aujourd’hui sous couvert de crise sanitaire. Mais toutes ces actions répressives n’ont pas empêché près de 800 manifestants de se retrouver dans la rue aujourd’hui !

Les soignants, du secteur hospitalier, médical et social sont toujours autant déterminés pour porter leurs revendications haut et fort contre un gouvernement qui tend à privatiser le système de santé à coup de réformes. Ils réclament toujours plus de moyens, plus de reconnaissance et une augmentation salariale.

Gregory Chakir, porte-parole du collectif Inter Blocs à Toulouse, nous rappelle qu’un préavis de grève illimitée à compter du lundi 25 janvier a été déposé par les infirmiers et aides-soignants des blocs opératoires du CHU. La semaine dernière, le bloc pédiatrique a fait grève et a obtenu des postes supplémentaires, malgré les candidatures envoyées, la direction n’a toujours pas enclenché de processus de recrutement et nie même en avoir reçu ! La direction du CHU de Toulouse gère l’hôpital comme une entreprise privée, tournée vers le profit plutôt que vers le bien-être de ses patients et soignants, avec des mesures toujours plus drastiques, réduisant les coûts et les finances au maximum, tout en empochant la prime Covid-19 destinée aux soignants.

“Aujourd’hui et demain nous ne lâcherons rien, que ce soit pour nous, pour nos patients et notre famille. Il est important de remettre l’humain au centre et pas l’argent !” réplique Grégory Chakir.




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