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Notre classe

Vers une grève illimitée ?

Toulouse. Occupation des locaux de la Ligue de l’Enseignement par une centaine de manifestant-e-s !

Correspondants Ce mardi, une centaine de manifestant-e-s ont envahis les locaux de la Ligue de l’Enseignement à Toulouse. La dégradation des conditions de travail et les souffrances au travail liées à la procédure de licenciement en cours - dont on ne connait pas encore les chiffres exacts - sont au centre du courroux. Face à l'obstination de la direction, une grève illimitée pourrait éclater.

mardi 9 février 2016

Les organisations syndicales Sud Santé sociaux, CGT, CFDT, ont appelées à cesser le travail ce mardi 9 février. L’idée d’action était d’investir la médiathèque, dans le cadre les 150 ans de la Ligue de l’Enseignement, où Jean Michel Duconte était censé présenter le livre de Monsieur Djian « L’Utopie citoyenne ». Bizarrement cette rencontre a été annulée. C’est pourquoi une AG réunissant une centaine de salarié-e-s a décidé de voter une occupation des locaux du siège. La direction générale et son adjoint refuse alors aux salarié-e-s de rencontrer les membres du CA. Une absence de dialogue dans un climat déjà tendu. Une véritable attitude de mépris qui s’ajoute au coup de pression liées à la procédure de licenciements en cours, dont on ne connait pas encore les détails. A 20h15, les huissiers de justice sont intervenus suite à l’appel de la direction et ils n’ont pas manqué d’exercer une pression sur les salarié-e-s présent-e-s en demandant leur identité-e-s et en menaçant de les assigner en justice. Une illustration de plus de la partialité totale d’une justice de classe prête à réprimé les classes populaires au côté du patronat.

A la Mairie de Toulouse, il n’y a plus de service non payant.

Après avoir abandonné la gratuité de la cantine et augmenté les tarifs des CLAE (ce qui engendre la fin de la prise d’un repas chaud et équilibré et de l’accès au CLAE pour certains enfants), la Mairie a augmenté les tarifs des garderies, des sorties extrascolaires, et supprimé de nombreux contrats d’Auxiliaires de Vie Scolaire (AVS) qui aident à la scolarité d’enfants en situation de handicap. Ceci est une attaque qui exclut et stigmatise les plus faibles et les plus défavorisés.

L’austérité façon Moudenc a atteint également quasiment toutes les associations sportives et culturelles de la ville. Les baisses de budget ont, entre autres, mis en péril les MJC et encouragé les petits clubs de sport à chercher des financements privés. La baisse des dotations aux collectivités locale s’est accompagnée d’une hausse de 30 millions d’euros d’impôts locaux en 2015, ce qui revient à faire payer à l’ensemble des travailleurs les conséquences de la politque du gouvernement, qui a abaissé de 12 millions les subventions d’Etat à la ville de Toulouse. Au passage, il est intéressant de noter une plus value de 18 millions d’euros ...

Le message est clair : il n’y a pas de place pour les associations militantes et autogérées. Il est nécessaire d’organiser la riposte face à la multiplicité de ces attaques tant au niveau local que national, contre les politiques de droite version Moudenc comme contre celles de « gauche » version Valls-Hollande. Depuis plus de 6 ans, le CE et les délégués du personnel de l’association alertent la direction sur la situation financière, de plus en plus désastreuse, de celle-ci. Et aujourd’hui, il s’agit d’un déficit de 8 millions d’euros. Concernant leur mobilisation à la Ligue de l’Enseignement,les grévistes toulousains exigent que la direction assume sa responsabilité dans le PSE et refusent que leurs emplois soient touchés à cause de son manque de gestion. Un ultimatum a été lancé par les grévistes : Si le bureau du CA ne répond à l’appel de ses salarié-e-s de se rendre à leur rencontre Mercredi 10 février à 19h, c’est à une grève illimitée qu’ils seront confrontés.




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