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Jeunesse

Après la manifestation de ce samedi ...

Toulouse le Mirail. Le point de départ d’une mobilisation ?

G.Gorritxo et Julian Vadis C'est la question que beaucoup se posent aujourd'hui. Coup d'épée dans l'eau ou départ d'une mobilisation ? En tout cas, la manifestation de samedi dernier contre l'état d'urgence marque en elle-même un tournant dans la situation. A Toulouse, ce sont 2500 manifestants qui ont parcouru la ville, dont 150 personnes dans le cortège de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, avec une majorité de jeunes.

lundi 1er février 2016

Si la mobilisation n’en est pour l’instant qu’à un stade initial, il est très encourageant qu’une bonne partie des cortèges aient été composés de non-militants, notamment jeunes. L’assemblée générale réussie de jeudi dernier à l’université du Mirail, appelée par le collectif Fac Stop état d’urgence, laissait déjà entrevoir de belles perspectives de mobilisation de la jeunesse pour l’échéance de rue de ce samedi. Avec 150 personnes rassemblées derrière la banderole unitaire « Les facs contre l’état d’urgence, les lois racistes islamophobes et répressives », la jeunesse toulousaine a réussi à se mobiliser sur le terrain. Le cortège dynamique a donné de la voix sur l’ensemble du parcours, d’Arnaud Bernard à Saint Cyprien République.

Après cette première réussite, la poursuite du travail unitaire sera plus que jamais nécessaire, afin d’étendre la mobilisation sur l’université du Mirail, en restant attentif à la fois au rythme de mobilisation dans les autres facs, notamment à Paris où d’autres Assemblées Générales auront lieu, mais aussi aux cadres unitaires sur la ville et nationaux, avec les collectif « Stop Etat d’Urgence » et « Nous ne céderons pas ». Le défi consistera donc à trouver l’équilibre, pour ne pas s’isoler des échéances unitaires nationales et locales. Mais il s’agira aussi de prendre des initiatives, pousser à poursuivre la dynamique, sachant que les directions de certaines organisations - notamment celles du Front de Gauche, dont les députés ont voté l’état d’urgence - ne seront pas déterminées jusqu’au bout. Le mouvement devra donc dialoguer avec la base de ces organisations, qui s’est parfois faite sauvagement réprimer, comme ce fut le cas à Paris le 29/11, alors que leurs élus maintenaient un cap « pro état d’urgence ».

Dans un pays aussi centralisé que la France, l’évolution de la situation à Paris joue un rôle déterminant, autant au niveau de la jeunesse qu’au niveau de la lutte contre l’état d’urgence en général. La programmation de nouvelles Assemblées Générales la semaine de 8 février, dans les facs d’Île-de-France, est prometteuse pour l’émergence d’une mobilisation à échelle nationale.

Nouvelle Assemblée Générale le 11 février !

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Réuni ce lundi midi, le collectif Fac Stop état d’urgence a entériné l’organisation d’une nouvelle Assemblée Générale au Mirail le jeudi 11 février. Une échéance qui ne doit pas être pensée comme isolée, mais s’incluant dans la dynamique des AG parisiennes, et de celles qui se tiendront potentiellement ailleurs en France. Œuvrer à la construction d’un cadre collectif large, unitaire, dynamique et coordonné avec des collectifs nouveaux, tel que le collectif qui s’est créé à Paris contre la guerre par exemple, est l’un des défis à relever pour permettre l’enracinement sur le moyen terme de la mobilisation, et se donner les armes nécessaires pour toucher plus largement. La nouvelle Assemblée Générale est en ce sens un signal très positif.




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