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Politique

Greenwashing

Train de Rungis : le gouvernement se félicite de ré-ouvrir la ligne qu’il a lui même fermé

Fermé en 2019 par le gouvernement Macron, la ligne Perpignan-Rungis vient d’être ré-ouverte « pour la planète » selon le ministre Djebari. Une tentative de greenwashing à quelques mois des élections qui ne passe pas.

jeudi 28 octobre

Crédit photo : RAYMOND ROIG/AFP

Alors qu’il l’avait fermée et remplacée par l’équivalent 26.000 camions par an en juillet 2019, le gouvernement vient d’annoncer la réouverture de la ligne Perpignan-Rungis et le retrait des camions des routes, en s’en attribuant tous les mérites. Cette hypocrisie qui ne trompe personne continue de montrer le visage d’un gouvernement qui, en parallèle de ses opérations de communication et de greenwashing, dirige le pays vers une privatisation complète du rail.

En mai 2019, nous écrivions un article questionnant le remplacement de la ligne de chemin de fer Perpignan-Rungis par 25.000 camions. Au mois de juillet de la même année, le projet était acté, la ligne fermée et les camions mis sur les routes.

C’est par surprise que le 22 octobre 2021, le ministre délégué aux transports Jean-Baptiste Djebbari poste sur tweeter un message expliquant la réouverture de la ligne et la suppression sur les routes de 26 000 camions par an.

L’hypocrisie est totale. Comme si le gouvernement n’était pas responsable de la fermeture de la ligne deux ans auparavant, et tout ça sous couvert de greenwashing car 26.000 camions en moins « c’est du concret pour la planète ». Cette mascarade n’est pas passé inaperçue sur twitter, et plusieurs réactions se sont fait entendre avec des centaines de retweet, pour la plupart faisant remarquer au ministre que c’était son gouvernement qui avait arrêté la ligne et mis les camions sur les routes.

Cette hypocrisie politique qui ne dupe personne, sous couvert de s’inventer une politique écologique à 6 mois du scrutin présidentiel ne peut pas cacher la véritable politique anti-écologique et de casse du ferroviaire faite par le gouvernement depuis bientôt 5 ans. la privatisation de la ligne Nice-Marseille attribué à la société Transdev reflète bien son véritable objectif. On ne peut rien attendre d’un gouvernement hypocrite et destructeur de la planète et des emplois. Pour gagner sur ces terrains, c’est l’auto-organisation des travailleurs qui
doit primer, comme le font de manière exemplaire les salariés de Transdev depuis début septembre, en luttant pour une meilleure gestion des transports.




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