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Répression policière

Transdev. Valérie Pécresse appelle l’État à réprimer les piquets de grève : solidarité avec les grévistes !

Alors que les conducteurs de bus Transdev sont en grève de puis le 6 septembre dans plusieurs dépôts d'Île-de-France, la présidente du Conseil régional Valérie Pécresse en appelle à l’État pour envoyer la police débloquer les piquets de grève. Les organisations syndicales et politiques doivent dénoncer les atteintes au droit de grève et soutenir les grévistes !

lundi 11 octobre

Soutenez les grévistes : participez à la caisse de solidarité !

Valérie Pécresse s’attaque encore une fois au droit de grève

A l’issue du Conseil d’administration d’Ile-de-France Mobilités (l’organisme qui gère et attribue les réseaux de transports en commun) lundi 11 octobre, Valérie Pécresse (ex-LR) a adressé un "voeu" dans lequel elle « demande à l’État d’intervenir dans les conditions les plus opportunes pour assurer le déblocage des dépôts de bus et permettre ainsi la réalisation du service minimum légitimement attendu par les usagers ».

La conseillère régionale LFI Julie Garnier a dénoncé la « repression » à l’égard des conducteurs de bus Transdev en grève depuis le 6 septembre.

Et pour cause, ce communiqué n’est rien d’autre qu’un appel à envoyer la police réprimer les piquets de grève, dans la continuité des attaques contre le droit de grève. En décembre 2019, au moment de la mobilisation contre la réforme des retraites, Valérie Pécresse voulait déjà restreindre le droit de grève et accélérer la privatisation. Et aujourd’hui, depuis la rentrée et le début du mouvement de grève des conducteurs de bus Transdev, la seule réponse de la direction et d’IDF Mobilités a été d’instiller la division entre les salariés, d’intimider et de criminaliser les grévistes. Ainsi le 30 septembre dernier plusieurs grévistes du dépôt de bus de Vulaines-sur-Seine étaient assignés au tribunal. L’avocate de Transdev les accusait d’être responsables d’un « climat de guérilla urbaine » aux abords des dépôts en grève et réclamait l’intervention de la police pour déloger les piquets de grève

Transdev impose la régression sociale et la casse du service public par la matraque

C’est cette rhétorique que Valérie Pécresse reprend pour justifier la répression au nom du « fonctionnement des territoires, [de] la vie des usagers et [de] la scolarité des élèves », alors qu’elle organise elle-même la casse des transports publics depuis des années. C’est contre les conséquences de cette politique d’ouverture à la concurrence et de privatisation que les chauffeurs de bus sont en grève pour certains depuis six semaines à Vaux-le-Pénil et Lieusaint en Seine-et-Marne, ou Saint-Gratien dans le Val-d’Oise.

Boujemaa Zreouil, délégué CFTC au dépôt de Chelles où un préavis de grève a été déposé plus récemment début octobre, explique ainsi les raisons de la colère : « on conduit 8 heures, on conduit l’équivalent d’un Paris-Marseille tous les jours et avec un temps de parcours qui est réduit. La petite mamie qui monte, on n’a pas le temps de lui dire bonjour, on accélère, elle finit au fond du bus. Ils nous poussent à l’erreur. On a un collègue qui s’est pissé dessus, parce qu’il n’avait pas de pause. » Avant de conclure : « Ça fait mal au cœur, on ne transporte pas des marchandises ! »

En résumé, cette multinationale qui a enregistré 45 milliards d’euros de bénéfices nets en 2019 s’attaque aux droits des travailleurs, casse l’accès des usagers au service public, et appelle à réprimer les grévistes pour pouvoir faire toujours plus de profits.

Solidarité avec les grévistes contre la répression et la casse du service public

Face à la répression, il faut que travailleurs de Transdev mais aussi des autres entreprises de transport également impactés par l’ouverture à la concurrence comme la RATP et la SNCF, ainsi que l’ensemble des organisations syndicales répondent par la solidarité et dénoncent ces attaques contre le droit de grève. Face aux politiques qui veulent faire payer la crise a notre camp social, les grévistes montrent l’exemple en faisant preuve de détermination. Il faut les soutenir, participer à la caisse de grève, et construire un plan de bataille à la hauteur de l’offensive autoritaire et antisociale.




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