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Tribunal judiciaire de Fontainbleau

Transdev fait le pari de la répression et cherche à expulser les grévistes de Vulaines-sur-Seine

Cet après-midi à 15h avait lieu l’audience qui opposait Transdev aux grévistes du dépôt de Vulaines-sur-Seine. En effet, la direction a assigné le syndicat SUD Transport, Jamel, délégué syndical et un gréviste mis en cause personnellement. Elle demande leur expulsion sous astreinte de 500 euros par jour et par « nouvelle infraction constatée ».

jeudi 30 septembre

L’objectif est clair : commencer à démanteler les piquets un à un à grand renfort de constats d’huissiers à charge. L’audience étant initialement prévue mercredi, un rassemblement de soutien a permis hier de regrouper des dizaines de grévistes issus de plusieurs dépôts. C’était l’occasion d’exprimer une solidarité large et de montrer que lors qu’un gréviste est touché, tous sont concernés. Et pour cause, Vulaines est le premier ciblé mais la liste promet de s’allonger. Demain déjà, les grévistes de Marne-la-Vallée sont 24 à être assignés, aux côtés de l’UNSA, par Transdev devant le tribunal judiciaire de Meaux à 15h.

Il s’agit bien là d’un procès politique. Au cours de l’audience, l’avocate de Transdev n’a eu de cesse de décrire une bande de voyous responsable de « violences » : « on est à la limite de la guérilla urbaine » s’indigne-t-elle. Mais son exaspération vise seulement à cacher que le dossier est vide, construit seulement à partir de constats d’huissiers qui, payés par la direction, vont évidemment consigner les faits qui l’arrangent. Même si la société prétend que les grévistes portent atteinte à la liberté de travail des non-grévistes en bloquant l’entrée du dépôt, cet argument cède face à la réalité : la grève est ultra majoritaire et il est impossible de trouver des non-grévistes pour témoigner.

En face, les grévistes expliquent que les voyous sont ceux qui cherchent à leur imposer à tout prix un recul sans précédent de leurs conditions de travail. La détermination est là et le moral tient car ils savent qu’ils doivent compter sur un soutien large pour se défendre.

Le délibéré sera rendu lundi à 14h. Quelle qu’en soit l’issue, une chose est sure : alors que la grève s’étend, la direction se prépare à réprimer l’ensemble des dépôts. Par des expulsions d’abord, des conseils de discipline ensuite. Cette méthode a déjà été employée et le sera à nouveau. Il est déterminant que les grévistes s’organisent, dans les secteurs du transport et au delà pour faire face à ces méthodes patronales et continuer d’imposer leur revendications.




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