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Trois hommes noirs retrouvés pendus : des lynchages racistes ?

Depuis le 31 mai où l'on a retrouvé le corps pendu de Malcolm Harsh en Californie, deux autres afro-américains ont été retrouvés pendu de la même manière à Palmbale (calfornie) New York. Alors même que le mouvement contre les violences racistes fait rage, la police conclu (un peu trop) rapidement au suicide.

lundi 15 juin

Crédit photo : Apu Gomes / Agence France-Presse - Getty Images / in NY Times
Samedi, des manifestants se sont rassemblés devant le poste du shérif de Palmdale pour exiger une enquête indépendante sur la mort de Robert L. Fuller.C

Malcolm Harsh et Robert Fuller, deux jeunes hommes afro-américains ont été retrouvés pendus à 80 km de distance dans un parc de Victorville et devant la mairie de Palmbale en Californie alors qu’un troisième mort est à déplorer ce jeudi 11 juin à New York. La police conclue dans tous les cas à un suicide dut aux conséquences de l’épidémie du coronavirus. Version que les familles ont du mal à avaler.

« Quiconque connaissant notre frère a été choqué d’apprendre qu’il se serait pendu et ne croit pas que cela peut être vrai, tout comme les gens qui étaient présents lorsque le corps a été découvert », « il y a plusieurs manières de mourir mais considérant la tendance à la tension raciale actuelle, un homme noir se pendant lui-même à un arbre ne nous convainc pas ! » réagissent les sœurs et mères de Malcolm Harsh, elles appellent à une enquête indépendante. Initiative soutenue par les militants de Los Angeles comme Najee Ali qui s’exprime dans le L.A. Times. « Historiquement, la région de Palmdale-Lancaster a reçu de nombreuses plaintes de résidents noirs qui se sentent victimes de racisme et de destruction. Cela a été problématique pendant des décennies », il ajoute : « La famille dit que Robert Fuller n’avait pas d’antécédents de maladie mentale. Nous avons donc de sérieux doutes, en particulier en lien avec l’augmentation des crimes de haine raciale ces dernières années. », c’est dans cette région du district de Los Angeles que des noirs-américains se sont vu expulsés de leurs logements sur décision politique de la ville et de la justice ayant été reconnu il y a 5 ans comme des expulsions racistes.

Alors que le mouvement contre les violences racistes de la police fait rage, on voit augmenter le nombre de morts suspectes de personnes racisées de la Californie à New York, les pancartes réclamant justice pour Malcolm Harsh et Robert Fuller fleurissent dans les manifestations anti-racistes. La tension monte de plus en plus, alors qu’une peluche de singe suspendue à un panneau routier par un nœud coulant a été retrouvée près de Portland.

Un message à caractère éminemment raciste dans un contexte de tension de plus en plus grande alors que la police vient de commettre le meurtre de Rayshard Brooks à Atlanta, moins d’un mois après la mort de Georges Floyd qui a déclenché une vague de mobilisation anti-raciste internationale.

Ces meurtres présumés renvoient aux lynchages perpétrés par la société secrète raciste qui sème la terreur dans les différentes communautés habitants aux États-Unis. Le Ku Klux Klan, encore actif aujourd’hui, a toujours été plus ou moins appuyé par les différents gouvernements depuis les lois Jim Crow qui ont légalisé la ségrégation. Aujourd’hui, c’est sans masque que l’ancien chef du KKK, David Duke adresse son soutien à Donald Trump après les condamnation du président sur la qualification des groupes antifasciste de terroristes :« Merci, président Trump, pour votre honnêteté et votre courage de dire la vérité sur Charlottesville et condamner les terroristes gauchistes de BLM (Black Lives Matter)/Antifa (antifascistes) ». Un soutien que le leader suprémaciste avait déjà affirmé lors de la campagne présidentielle, le chef de l’état plaidait alors une ignorance qui ne trompait personne : "Je ne sais pas de quel groupe vous parlez. Vous ne voudriez pas que je condamne un groupe dont je ne connais rien. Il faudrait que je me renseigne."




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