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Politique

Troisième confinement : l’échec sur toute la ligne de Macron

A la fin du mois de Janvier, Macron renonçait à mettre en œuvre un troisième confinement contre l’avis de la majorité des scientifiques. Son pari ? Emprunter un « trou de souris ». Son résultat est cinglant : par la voix de Castex, 16 départements reconfinés, dont toute l'Ile-de-France, dès vendredi minuit pour les quatre prochaines semaines. Un échec sur toute la ligne.

jeudi 18 mars

Crédits : Reuters

Après une année marquée par les scandales sanitaires, des masques, aux tests, en passant par la stratégie vaccinale dont la lenteur défie l’entendement, on pensait que le gouvernement avait touché le fond. Pourtant, il semble qu’il est possible de creuser plus profond. Par la voix de son premier ministre, Macron a décrété ce jeudi soir un troisième confinement pour quatre semaines minimums dans 16 départements, dont ceux de l’Ile-de-France

La faute à qui ? Ne se permettant pas de pointer cette fois-ci la responsabilité individuelle, Jean Castex a trouvé un autre responsable : le variant qui aurait chamboulé les plans gouvernementaux. Un nouveau mensonge donc, puisque les modèles des épidémiologistes prévoyaient tous une épidémie « hors de contrôle » au mois de mars. Non, ce n’est pas en premier lieu la faute au variant si la situation sanitaire est catastrophique : c’est en premier lieux le résultat de la stratégie irresponsable de Macron.

Car il faut le rappeler, c’est bien à cause de Macron qu’on en est arrivé là. Seul contre l’ensemble de la communauté scientifique, le chef de l’Etat avait fait le pari du « trou de souris », un « pari » qui visait à éviter coute que coute un troisième confinement, avec en filigrane la volonté de maintenir coute que coute le maintien au plus haut niveau possible de l’activité économique, ayant également comme ligne de mire leurs perspectives électorales pour 2022. Ce troisième confinement s’apparente comme le questionne un journaliste à un « aveux d’échec ».

Comment faire passer la pilule ? Le premier ministre a tenté d’éviter d’utiliser le terme confinement lui préférant le terme « mesure de freinage ». De la même manière, Jean Castex a cherché à insister sur les mesures visant à « permettre » à la population de mouvoir « en extérieur », affirmant avoir appris d’une année de gestion du covid-19. Le couvre-feu ? Trop généreux, le gouvernement le décalera à 19h, se disant à l’écoute à l’impatience de la population.

Mais, la manœuvre ne semble tromper personne. C’est bel et bien un échec sur toute la ligne de Macron que le gouvernement cherche à masquer. Ils sont les seuls responsables de la situation sanitaire actuelle. En pariant sur nos vies, nous nous retrouvions dans une situation une nouvelle fois, un an après, « hors de contrôle » qui impose un troisième confinement.

C’est le résultat de la stratégie de l’exécutif qui s’est toujours refusé à une réelle stratégie de prévention. Et pour cause, il a cherché à maintenir coute que coute sa stratégie du « stop and go » avant de se rétracter vers un couvre-feu répressif permanent conçu pour privilégier le maintien de l’économie pour ne pas freiner la reprise. Dans le même temps, le vaccin constituait pour le gouvernement la solution pour espérer prendre contrôle sur l’épidémie d’ici à avril, le « trou de souris ». Force est pourtant de constater que la gestion vaccinale est aussi un échec cuisant.

Après une année de gestion de la crise sanitaire, Macron nous a mené dans une situation inextricable qui se conclut une nouvelle fois par un confinement. Une illustration, s’il en fallait encore, qu’il ne faut avoir aucune confiance en ce gouvernement pour gérer la crise sanitaire. Pourtant, face à la situation actuelle qui pourrait aller vers un débordement des hôpitaux, et sans répondre aux injonctions gouvernementales, il est plus que nécessaire d’opposer notre solidarité collective par en bas pour éviter des milliers de morts.

Dans ce cadre, tout en dénonçant avec force l’ensemble des modalités répressives que le gouvernement cherchera à imposer, poser la question dans nos lieux de travail, dans les lieux d’études, par l’auto-organisation à la base, la manière de réellement combattre l’épidémie, en respectant au mieux les gestes barrières, mais aussi en opposant nos propres protocoles sanitaires. Cela passera aussi en premier lieux par la réquisition immédiates des entreprises pharmaceutiques, ainsi que la levée des brevets pour libérer le vaccin, seule réelle issue pour en finir avec l’épidémie.

Face à l’autoritaire du gouvernement, dont la politique est modelée par le MEDEF, il est plus qu’indispensable d’opposer nos propres méthodes pour en finir avec la crise sanitaire.




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