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Société

Strasbourg

Un adolescent atteint par un LBD en plein visage, la plainte classée sans suite : l’impunité policière se poursuit !

Lors d'une manifestation des Gilets jaunes à Strasbourg le 12 janvier, un adolescent est atteint au visage d'un tir de LBD à la sortie d'un magasin. La justice de classe l'a violenté deux fois : une fois par le tir de LBD qui lui a fracturé la mâchoire ; une deuxième fois, avec l'État et sa police qui classent la plainte sans suite.

samedi 9 novembre

 Crédit photo : © Capture d’écran Youtube (à g.), Grégory Fraize, France 3 Alsace (à d.) 

Lors d’une manifestation des Gilets jaunes à Strasbourg le 12 janvier, un adolescent est atteint au visage d’un tir de LBD à la sortie d’un magasin. Cette blessure a eu pour lui de nombreuses conséquences : traitement des blessures graves qu’une telle arme a généré, le tout à la charge de la famille, sans compter tous les traumatismes psychologiques que cela peut créer chez un jeune de cet âge. La mère, Flaure Diessé, avait porté plainte contre la police et l’État. La plainte a été classée sans suite « faute d’éléments ». On croit rêver – ou plutôt un cauchemar pour la famille ! Cela rend cette affaire encore plus scandaleuse, tellement le mépris pour la population est grand quand il s’agit de protéger les forces de répression.

L’IGPN n’a pas pu identifier l’auteur du tir de LBD

Après 10 mois d’enquête, l’IGPN n’a pas pu identifier l’auteur du tir. Là, c’est du grand art ! Comment est-il possible qu’un policier qui réprimait une manifestation de Gilets jaunes à Strasbourg, malgré les caméras de surveillance aux abords de la gare, et une enquête des plus poussées, n’ait toujours pas été retrouvé ? Et ce, alors même qu’un très grand nombre de Gilets jaunes accusés de « violences » ou autres « dégradations » ont été retrouvés, malgré toutes les difficultés des technologies de reconnaissance faciale ?

La justice de classe a violenté deux fois Lilian

Une fois par le tir de LBD qui lui a fracturé la mâchoire, avec des séquelles : il ne sent plus le chaud et le froid sur les lèvres, une cicatrice au visage et tout le traumatisme qui l’a bloqué chez lui sans pouvoir vivre sa vie d’ adolescent. Une deuxième fois, avec l’État et sa police qui classent sans suite la destruction d’une vie d’enfant, sans compter la famille qui souffre de cette douleur infligée à leur enfant et les coûts très élevés pour prendre en charge les soins pour leur fils. En ne reconnaissant pas la responsabilité de la police dans cette affaire, c’est un LBD moral qui a été tiré sur Lilian.

Pas de justice, pas de paix ! Justice pour Lilian !




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